Ross, Iieisen auf dengriech. Insein, III. p. XII, 21. 2i
'.'. Cette classe de monuments dont le Britisn Muséum et le Cabinet des médailles possèdent d'importantes séries . a été étudiée avec grand soin par M. MilekUoefer, Ânfânge der Kunst, chap. II, Die a Inselsteine ». Voir aussi Rossbach, Arch. Zeitung, 1883, p. 311 et suiv. et pi. 1G, et l'article du même auteur : Annali deW Inst., 1885, p. 188-222, et tav. d'agg. G. H. M. Duemmler a publié une série de gemmes archaïques de Milo : Mitthcil. Athen, 188G, p. 170-17G, et pi. VI. MM. Loeschcke et Furt. waengler ont donné de bonnes reproductions d'une série de ces intailles. Mykenische Vasen, pi. D- Voir aussi Revue arch. 1874, t. XXVII, pi. 12, et Curtius, Ueber Wappenstil, Abhaudl. der berliner Ahademie, 1874.
(-;j777.vov) qui laisse des cavités rondes ; la plane leur sert à tracer les lignes droites, et c'est à l'aide d'un ciseau courbe qu'ils entaillent les larges surfaces, comme les corps des animaux. Souvent le travail hâtif ou négligé du graveur donne à ces figures une apparence fantastique. Rien de plus étrange que ces animaux dont les jointures, indiquées par les trous du trépan, sont reliées entre elles par des traits secs et grêles ' ; ainsi traitée, la figure prend un aspect purement géométrique.
Quant aux sujets, ils offrent une variété infinie. Vous y retrouvez d'abord les types familiers aux graveurs mycéniens ; des scènes de combat (fig. 33) 2, des lions affrontés héraldiquement', des ibex aux longues cornes recourbées (fig. 34) ' ; les animaux d'Europe, boucs,
Fu;. 33 à 3ij. — Pierres gravées de Crète et des îles grecques.
chèvres, vaches, taureaux y sont rendus avec un certain sentiment naturaliste, de même que les lions passant ou courant. Ailleurs, le graveur les a figurés dans des attitudes contournées, bizarres, qui trahissent une pure convention. Non moins fréquents sont les êtres mixtes, formés par l'assemblage monstrueux de deux types d'animaux, ou par l'association de la figure humaine avec la forme animale. Démons à tête de cheval et â corps d'oiseau, portant sur les épaules un faon, un lion mort ou deux animaux suspendus aux extrémités d'un bâton (fig. 35)", ailleurs encore tenant un vase1'; monstres à corps d'homme se terminant par une double tête de bouquetin et
1. Les mêmes particularités se retrouvent sur le- cylindres chaldéens de style primitif. Cf. Babelon V 'Archéologie orientale, p. 5i>.
L». Mykenitcht Vase», pi. D, n° 29.