Revue arch., XXVIII, 1874, pi
1. Voir S. Reinach, Esquisses archéologiques, p. 122. G. Perrot, Journal des savants, mai 1885, p. 'J83 et les articles cités de MM. Rossbach et Duemmler.
5. M. Rossbach rapproche justement d'une intaille de Crète (Milehhoefer, p. 68. fig. 46 a) représentant un démon portant un vase, un motif analogue reproduit sur le manche d'un vase de bronze de style phénicien, provenant de Chypre. Annali, 1885, p. 1U7.
L'AIîT DE L'ÉPOQUE MYCENIENNE. 59
tombeaux du septième siècle, avec des scarabées phéniciens ou égyptiens, et des imitations grecques de ces produits orientaux '. Si nous devons chercher en Argolide le point d'où la technique des intailles s'est répandue dans le monde grec, elle a certainement survécu à la civilisation mycénienne ; elle a seulement passé dans des mains moins habiles.
Comme on l'a déjà remarqué •', la civilisation mycénienne n'a pas disparu brusquement; elle s'est propagée, à son déclin, sur certains points du monde grec, à Melos, à Rhodes, et jusqu'en Crète. L'étude des pierres gravées « des îles » confirme de tous points cette observation ; elle nous montre la persistance, jusqu'au septième siècle, d'une technique pratiquée en Argolide, au temps où l'industrie de Mycènes est le plus florissante.