‹ Histoire de la sculpture grecque (volume 2)Chapitre 50 sur 280 · Cf. Milchhoefer, An/ànge derKunst, p · texte numérisé non relu

Cf. Milchhoefer, An/ànge derKunst, p

des poignards de Mycènes, a ces procédés d'incrustation dont nous avons reconnu l'origine égypto-phénicienne. Si nous ne pouvons désigner avec certitude, pour l'époque homérique, des objets analogues,

Fiii. 38. — Bouclier votif en bronze. île travail phénicien, trouve dans l'antre de l'Ida (Crète).

appartenant aux fabriques de la Phénicie, il n'est pas invraisemblable d'admettre que cette technique y était restée en vigueur.

En résumé, l'œuvre qui représente, dans l'épopée, l'art le plus achevé, celle que le poète décrit avec complaisance comme une prodigieuse merveille, cette œuvre est une fiction ; les modèles orientauxseuls ont pu l'inspirer. Sans doute elle leur est supérieure à bien des égards, par le sentiment profond de la vie, par le rythme qui règle

si ingénieusement la composition. Mais pour que ces qualités puissent trouver leur emploi dans des oeuvres réelles, il faut que l'industrie grecque s'initie péniblement à la pratique des procédés, à la connaissance de l'outillage nécessaire, en un mot, au métier; il faut qu'elle copie les produits étrangers, qu'elle enrichisse par des emprunts son style décoratif, encore bien pauvre et bien élémentaire. L'examen des monuments conservés va nous montrer comment s'accomplit cette évolution.

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