Voir, Dictionnaire des Antiquités, art. Acroïithus
4. C. Curtius, Inschriften und Studien sur Geschichte cm Samos, Progr. Liibeck. 1*77. Cf. U. Koehler, Mittheil. Athen, VII, 1882, p. 3fi7 sniv. Inscription des clérouques athéniens de Samos, année 346/5.
5. Overbeck, Griech. Kanstmytliologie, II. lliinztatVl I. Cf. Peicy Grardner, Types ofgreet coins, pi. XV,
fi. Plusieurs de ces figurines ont été reproduites par Gerhard, Âkademische Abkandlungcn, pi. 61. Cf. Heuzey. Figurines antiques de terri cuite du Musée du Louvre, pi. 17. M. J. Martha ;i dée 'pli -ont actuellement conservées an Musée de la Société archéologique d'Athènes. (Catal. des figurines du Musée d'Athènes.") Pour les séries béotiennes, voir les spécimens décrits Éet reproduits par Bochlau Jahrbuch des arch. fait., III. 1888, p. 342 et suivantes, et l'article de II Jamot, Bull, déco rresp. liellén. XIV, I 890, p. 2HI-22:;. Cf. E. Pottier, les Figurines de terre cuit: dans l'antiquité, Paris, Hachette, 1800, p. 17-22.
simple galette de terre très aplatie, découpée en forme de planche et légèrement évasée à la base pour donner de l'assiette à la figurine; quand la figurine est assise, deux supports forment chevalet; de courts appendices, en forme de moignons, se détachent des épaules et figurent les bras. Dans les plus anciennes, l'imitation du visage humain est tout à fait sommaire. Peut-on même parler de visage, pour désigner cette tête informe qui s'emmanche sur un cou démesuré, entre deux longues boucles plates, ou cette sorte de bec d'oiseau, que couronne
une coiffure évasée, une tiare à l'orientale, à demi cachée sur le devant par une épaisse volute (fig. 52 et 53) ' ?
Un bariolage largement étalé au pinceau, avec une couleur noire, rouge ou violette, dessine les ornements de la tiare, les yeux, les stries de la chevelure, les amulettes, et figure sur la partie aplatie de la maquette, les ondulations et les broderies d'un vêtement '.
Il ne faudrait pourtant pas se méprendre à ces caractères très primitifs, ni assigner à toutes ces figurines une date également reculée3. Si tenaces sont les traditions populaires que les coroplastes ont continué longtemps à fabriquer des idoles du même type. Seulement les progrès de la sculpture, qu'ils suivent de loin, les conduisent à donner un semblant de vie à ces pauvres images. Si le
Fig. 52 et
— Figurines primitives de terre cuite provenant de Tanagra. (Musée du Louvre.)
1. Heuzey, Figurines antiques du Louvre, pi. 17, fig. 1 et '2.
2. Dans quelques fabriques, notamment à Tégée, les ornements sont figurés par un pastillage. '.'«:. arch., 1878, p. 42 et suivantes.
3. Les dates certaines sont difficiles à établir. François Lenormant a trouvé des figurines en galette dans un tombeau de Négare, au pied de l'Acropole de la Caria. Le contenu rappelle celui des tombeaux du huitième siècle découvert à Camiros. Gaz. arch. 1879, p. 51.
uni
corps rappelle toujours la forme de la planche, la tête s'anime, se modèle, et prend tous les traits du type grec archaïque. Tel est le cas pour la figurine de Thisbé reproduite ci-joint (fig. 54.) '. L'ouvrier a su modeler une tête encore rude, il est vrai, mais où l'on sent l'influence d'un art déjà formé; quel contraste avec l'aspect rigide de la gaine aplatie qui la supporte! Une autre terre cuite béotienne nous montre une tête d'une exécution assez avancée, mais enluminée avec une sorte de barbarie, et posée sur un tronc informe (fig. 55). Ces inchoérences, dont la dévotion populaire n'était pas choquée, attestent que la sculpture offre déjà des modèles aux coroplastes. Entre les figurines primitives et ces imitations conventionnelles des vieilles idoles, il y a place pour un progrès qui transforme eu types plastiques les rudes fétiches des premiers âges. C'est l'œuvre de la sculpture sur bois.
Fig. 54. — Terre cuite archaïque de Thisbé.
(Musée du Louvre.)
Fig. 55. — Terre cuite archaïque de Béotie. (Musée du Louvre.)