‹ Histoire de la sculpture grecqueChapitre 125 sur 380 · Pausanias, I · texte numérisé non relu

Pausanias, I

•■>. On trouvera le résumé de ces discusious dans Ghirardini, Bullettino délia commlsshue arcli. comii- >wle di Roma, 1892, p. .524, .339, et p. 326, note 1, pour la bibliographie. L'identification da Satjre versant i boire avec celui de Praxitèle est acceptée par Brunn {Gmch. Jer gr. KSnsll., I, p. 339) et par

copiste. Si l'on admet une très légère correctiou ', on arrive à cette conclusion, que le Satyre de Praxitèle, appelé également par Athénée le f( Satyre de la rue des Trépieds » (tov Im T^i-o-îwv TaT'jpov) -, est bien le même que Pausanias a vu dans un des petits monuments élevés par les chorèges vainqueurs, en bordure sur la rue des Trépieds. Il était groupé avec deux statues d'un maître inconnu, Thymilos ■\ On a pu se demander s'il fallait l'identifier avec un Satyre de bronze, «euvre célèbre de Traxitèle, et que les Grecs, au dire de Pline, appelaient le Périhiiëfos '. Nous n'avons aucune raison de l'affirmer. Le Fcrihoëfos faisait partie d'un groupe ; il était associé à deux autres statues, celles de Dionysos et de l'Ivresse, également signées par Praxitèle, et le texte de Pline nous oblige à y voir une œuvre toute différente de celle qui nous occupe. Tout an plus peut-on supposer que, dans le Périboëtos, le sculpteur avait traité un type analogue à celui du Satyre de la rue des Trépieds '.

('e Satyre qui « verse -À boire >', est très facilement reconnaissable dans une série de répliques dont une des plus soignées appartient au musée Boncompagni (fig. loi) ". Une autre, également de bon style, est conservée au musée de Dresde. Il est probable que l'original était un

Benndorf, Beitraet/e zur Gescli. îles altisc/ies Tlieateis, p. 80-lHi, et par M. Ghirardiui. Elle est combattue p.ar Wolters, Arch, Zeitung, 1885, p. 81-8.5. M. Eeisch, qui résume aussi la question (Griech. Weihgeschetil-e, p. 111-112) incline à la repousser.

1. Le principal passage controrersé est le suivant, «tfùvr, (iàv oOtw tov 'EpwTa aîfeïtai. AiovOtw Sj âv Ttô ';a(ï) [zhi irXïjTÎov] Sârjpo; stti iraï; xal StSwçtv lx7rw[Aa. "Kowia 5* iTTrjXÔTa ô[ioù xai Aiovjgtov Ou|j.i).o; iisoi-rfle. Le sens devient clair si l'on supiirime les mot Toi n^riuiov ; l'alliire de la phrase, le lien établi par le jiàv et le 5È entre l'Eros et le Satyre, imliquent bien que Pausanias parle des deux statues de Praxitèle dont il vient de faire mention quelques lignes plus haut. Quant au mot vao;, lo sens en a été bien établi par M. Eeisch, oj>. /., p. 1 1 2 ; il s'agit d'un mouumenl choragique, surmonté d'un trépied de bronze.

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