‹ Histoire de la sculpture grecqueChapitre 160 sur 380 · LES COLLABOKATEURR DE SCOPAS · texte numérisé non relu

LES COLLABOKATEURR DE SCOPAS

l'Apollon, et avec une Athcna du musée Capitolin, pour reconstituer l'ex-voto delpliique consacré apros l'attaque des Galates, a trouvé et trouve encore des défenseurs '. Mais si l'hypothèse doit être rejetéc pour l'Apiillon, il en est de niGme pour la « Diane de Versailles )i ; on imagine diriicilement que cette figure de chasseresse, escortée de la l)iche, ait trouvé place dans une scène de combat. Ce qui reste vrai, c'est qu'elle semble conçue pour faire pendant à l'Apollon, et qu'elle est sans doute une création du même artiste. Rien d'ailleurs, dans cette statue, ne défend de l'attribuer au quatrième siècle; ni le type de la tête, qui rappelle celui de la Diane de Gabies, ni la forme du costume, ni le mouvement de marche rapide déjà prêté par Praxitèle à son Artémis d'Anticyre '. On y retrouve les mêmes caractères que dans l'Apollon du Belvédère : correction un peu froide, grande élégance et remarquable sveltesse des formes, tenue de style très sévère. Ces analogies sont telles, qu'elles nous autorisent :\ prononcer encore ici le nom de Léocharès.

Nous connaissons dès lors les collaborateurs de Scopas au Mausolée. De près ou de loin, ces trois sculpteurs se rattachent à l'école attique ; mais chacun d'eux paraît avoir sa physionomie distincte. Il faut d'ailleurs noter un tait qui a son importance. Plus jeunes que Scopas, Bryaxis et Léocharès étaient loin d'avoir atteint, en 35.3, la fin de leur carrière, et sans doute le grand sculpteur pouvait exercer sur ce groupe d'artistes l'autorité que lui conféraient son âge et sa réputation.

En 387, quand la paix d'Autalcidas rendit la Carie à la Perse, cette province fut placée sous l'autorité d'un satrape d'origine carienne, Hécatomnos. Le titre de satrape resta le privilège de la famille d'Hécatomnos, et à sa mort, en 377, son fils Mausole lui succéda. Mausole, que Pline appelle assez dédaigneusement « un roitelet de Carie ' » paraît avoir été un dynaste puissant, et un vassal assez indépendant de la

1 . Overbeck, Griech. Plastil-, II, p. 379, fig. 21.". Voir, pour la discussion de ces théories, Wieseler, dans les Denimader de Miiller-Wieseler, II, n" 157.

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