‹ Histoire de la sculpture grecqueChapitre 211 sur 380 · Vitruve, III, eh. I · texte numérisé non relu

Vitruve, III, eh. I

4. « Volgoque dicebat ab illis factos quales essent homines, a se quales viderentur esse. » Pline, Xat. nist., 34, 65. 0. MUUev a pensé avec raison que le texte de Pline traduit inexactement la source grecque Ji laquelle il est emprunté. Le texte était sans doute : i-^ù) Se oVou? êoiitev EÎvai, c'est-à-dire « je les représente comme il faut qu'ils soient ». 0. Millier, Kunstarch. IVerke, II, p. 165 suiv. Cf. Kekulé, Jahrh. des arch. Inst., 1893, p. 40 et suivantes.

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sant, en dc'crit les traits essentiels. <(. Pouniuoi as-tu des talonnirres à cliaque pied? — Je vole comme le vent. — Pourquoi tiens-tu de la main droite un rasoir? — Pour apprendre aux hommes que l'instant propice est plus aigu que la lame la mieux aiguisée. — ■ Pourquoi ta chevelure est-elle ramenée par devant? — Pour qu'elle soit saisie par celui qui vient au-devant de moi. — Bien, par Zeus; mais pourquoi es-tu chauve par derrière? — Afin que, une fois que mon vol rapide m'a emporté, personne ne puisse plus me saisir '. » A l'exemple de Praxitèle, Lysippe avait aussi traité le type d'Eros dans une statue qui se trouvait à Thespies, à côté de l'Eros de Praxitèle'. On a souvent proposé d'y reconnaître l'original d'où dérivent plusieurs répliques conservées au Musée Capitoliu, au Louvre, à Florence, à Venise ', et montrant Eros bandant son arc. 11 paraît certain que l'original si souvent copié, et reproduit par les graveurs en pierres fines , était en bronze , c'est-à-dire exécuté dans la matière que Lysippe travaille exclusivement. En outre, les proportions conformes au système de Lysippe, une certaine recherche de naturalisme, très sensible dans la réplique du Capitole, achèvent de rendre l'hypothèse fort plausible \ Les sources mentionnent brièvement une autre statue inspirée peut-être par le désir de rivaliser avec Praxitèle, un Satyre, qui se trouvait à Athènes, et décorait probablement un monument choragique "'. Elles ne nous renseignent pas mieux sur un Dionysos, consacré dans un sanctuaire de l'Hélicon '', et sur un Poséidon dédié par les Corinthiens, (]ui, faute d'argent, se contentèrent d'une sta-

1. Anihol. yr., It, 49, 13. C'est l'épigi-amme dont s'est inspiré Ausone, F.pigr. 12 . Cf. pour la description de la statue, Callistrate, Stat., G, et pour les autres textes, Overbeck, Scliri/'iiiuellen, HG.i, 14G7. M. Curtius a étudié les représentations de Kairos, Jrc/i. Zekuny, 187.5, p. 1, pi. 1-2. Mais aucune ne parait se rapporter an type traité par Lysippe.

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