Pline, ibid., 3C
deux fois sa signature sur des bases qui devaient supporter des statues-portraits '. Il travaille déjà pour les djnastes pergaméniens avant 263, et exécute pour le vieil Attale, le père d'Attale I, un quadrige conimémoratif d'une victoire olympique. Il occupe sans doute à la cour d'Attale I une place privilégiée, car sou nom figure sur la base d'un grand monument, élevé en l'honneur du roi par un de ses généraux, Epigénès, et par les officiers et les soldats qui avaient combattu avec succès contre Antioclios Hiérax et les bandes galates ". C'était un groupe considérable, que dominait la statue d'Attale. Par analogie, il est permis de restituer sa signature dans une inscription mutilée provenant du monument triomphal consacré après les dernières victoires sur Autiochos et les Galates ^ Dès lors nous pouvons pressentir ce qu'étaient deux des statues les plus vantées d'Epigonos : un « sonneur de trompe » (tubicen) et « un enfant caressant sa mère morte »'. On le verra plus loin : il y a de bonne raisons pour les rattacher au grand ex-voto d'Attale. Tous ces rapprochements sont assez concluants pour que nous n'hésitions guère à placer Epigonos dans le groupe des sculpteurs les plus anciens. Il faut sans doute y joindre des artistes dont les noms nous sont connus par des inscriptions de Pergame^ : Xénocratès, un élève des disciples de Lysippe, dont nous avons déjà parlé; un Thébain, Myron, qu'il n'est pas interdit d'identifier avec le bronzier mentionné par Pline, et dont on voyait à Smyrne une statue de vieille femme ivre'^; un autre héritier d'un nom célèbre, Praxitèle, probablement un Athénien. Les signatures de cçs artistes se lisent sur des bases retrouvées dans les fouilles, et appartenant, suivant toute vraisemblance, aux monuments de victoire d'Attale I ; ils sont donc les contemporains d'Epigonos.
La date des autres maîtres mentionnés par Pline reste plus douteuse.
1. FTa.en]iél, Iiischrlften von Pergamon, a"' 31-32. Loewy, iàid.jn"' 157, 157 a.
2. Fraeakel, ouv. cité, n'29. 'E[7i]iYÔvoy Épva. Cf. Loewy, ibid., a" 154 i.
3. Fraenkel, n" 22. Loewy, n» 154 c. [ 'Ano xr;; ii «tf ]-JYia -r, È?' "E>.> [r,;- | [::<ivTu -fi:] 'AvT'oy.ov [làyr,;. | ['ETtiyJôvo'j ë[pTfa.
4. a Epigonu3... praecessit iu tubicine et matri interfectae infaute miserabiliter blandiente. » Pline, Nat. Hisl., 34, 88.