‹ Histoire de la sculpture grecqueChapitre 327 sur 380 · Pausanias, I · texte numérisé non relu

Pausanias, I

2. Lœwy, Inschr.r/r. Bil/ih., n» 228. Sur le momiment d'Euboulidès, voir L. Julius, ilklheil. Atlieti., VII, p. 81. LoUing, ;4;rf., XII, p. 3Cû, etWolleis, ;/,;./.. p. 3li8. Milcbhoefer, Arch. Slii.Vicn II. Bruim dartfebracltt, p. 45-50,

r.22 L'ART GREC A ROME.

xér'ité du type, la Pallas de Velletri ' ; nous n'avons cependant aucune raison d'y voir une simple copie d'nu original du cinquième siècle ; c'est plutôt une adaptation d'un type créé dans l'école de Phidias. Un torse de mômes proportions, auquel est rajustée une tête cjui ne lui appartient pas, bien qu'elle provienne également du monument d'Eulioulidès, est peut-être un fragment d'une statue de Muse (fig. 327)'. La souplesse de la facture, le travail élégant des plis, attestent que l'artiste s'est inspiré d'un bon modèle attique, antérieur à Alexandre. Nous voyons donc se dessiner avec plus de précision le mouvement de renaissance signalé par Pline. Euboulidès représente assez bien pour nous cette école de sculpteurs habiles et soigneux, peu soucieux d'inventer des formes nouvelles, mais très capables de s'assimiler le le style des anciens maîtres.

Voici une autre famille de sculpteurs athéniens dont l'histoire n'a pas moins d'intérêt, car plusieurs de ses membres vont travailler à Rome pour Métellus, après l'année 14() •''. Rien de plus compliqué que la généalogie de cette famille, où alternent les noms de Polyclès et de Timarchidès. La discuter en détail, ce serait entraîner le lecteur dans une minutieuse et aride discussion de textes. Sans énumérer toutes les combinaisons proposées, nous adopterons le tableau dressé par M. Gurlitt, et qui concorde avec le témoignage des inscriptions'.

1. Miuhnil. Allien, VII, pi. 5. Bnmn, Denkmœler, n" 48. Cf. ifillheil. Alhen, XII, p. 3G7 ; Furtwaenglei", Meùtvrwerl-e, p. 30G.

2. Ross, Arch. Aufsaetze, pi. 12-13. P. Wolters, Miuheil. Athen,Xll, p. 369.Brann, Deniinae/er, n"49.

3. Le texte principal est celui de Pline, qui cnuméve les artistes ayant travaillé pour Métellus. a Euni (Apollinem) qui citharam in eodem temple tenet Timarchidès fecit, intra Octaviœ vero porticus in œde Junonis ipsam dcam Dionysius et Polyclès aliam,.., idem Polyclès et Dionysius Timarchidis filius Jovem, qui est in proxnma iede, fecerunt. ». Pline, Nat. Hist., 36, 34-35. D'autres manuscrits portent : ce Polyclès et Dionysius Timarchidis ^/ii. » On verra plus loin que la leçon^ii parait justifiée.

4. W. Gurlitt, Ueber Pausanias, p. 363 (Graz, 1890). Parmi les travaux antérieurs ou contemporains, nous citerons : Brunn, Griech. Kûnstler, I, p. 540. HomoUe, Bull. Je corresp. hellcn., 1881, p. 390. C. Robert, flermes, 1884, p. 304. Lœwy, Inschr. griech. Bildh., p. 17G-177. P. Paris, £/a(ce^ p. 126.

Voici le tableau généalogique établi par M. Gurlitt.

Polyclès I d'Atliénes (ver.s 19i'>).

Timoclès (vers 156). Timarchidès I (vers 140).

Polyclès II (vers 140). Dionysios (vers 140. et après 130)

Timarchidès II, Athénien, du dème de Thorikos (après 1,30).

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