Helbig-Toutain, I, n° 458; Brunn, Denhnader, n
g^Q L'ART GREC A ROME.
de modifier le geste de la statue praxitélieune, de donner au mouvement de la baigneuse divine un caract^re plus permanent, pour la
transformer en une Aphrodite pudique, inquiète de sa beauté dévoilée. Tandis que la Cnidienne vient de se dévêtir pour le bain, et obéit à un mouvement de pudeur instinctive, ici 'idée du liain n'a plus qu'une valeur accessoire.
Aphrodite entièrement dépouillée de ses vêtements, et cherchant, par un double geste de pudeur alarmée, à cacher sa nudité frissonnante, tel est le sujet traité par le sculpteur. Que l'attribut de la déesse soit un amour jouant avec un dauphin , comme ici, ou un vase à parfums, recouvert du vêtement quitté par ladéesse, comme dans la Vénus du Capitole, il importe peu.
Le type de la déesse dévoilée a pris un caractère (jui n'a plus rien d'épisodique : il représente vraiment l'apothéose de la beauté féminine. Tne telle conception, évidemment postérieure h celle del'Aïig. 33Ù. - La venus de iiédicis .hroditc dc Cuidc, Semble
(Florence. S.iUe de la Tribune, aux Vfjls>)- '