Voir Calai, of Sculpt., n° 533, Brunii, t
3. Catal. of Sculpl., n» 524. — .lucieiU Marbles, IV, [il. 10 Cf la mOloi'e du Puitlicnon, Miclinelis pi. 3, n.
i. Calai., n"à30. Biuiin, Denkinacler, n" 90. 6. Catal., n"ô27. Bruiin, Z)eH^'ma(.7er, n» 91.
LA BCULPTUIîE IIDHS DE L'ATTI;QI:R. 101
encore par l'emploi des Jraperies agitées et flottantes. Par contre rexrcution est bien faite pour nous étonner. A côté de morceaux
Fig. 7'.i. — ('euiauromachi<
Fig. 80. — Centaui'omachie. Fragments de la frise de Phigalie. ( British ITuseum. )
sculptés d'une main hardie, souple, et sûre d'elle-même, il eu est d'autres dont la facture lourde et négligée trahit une insuffisance choquante. Des formes écrasées et tassées sur elles-mêmes, des mains énormes aux doigts démesurés, des bras raides et sans vie, des draperies
TLPTURE GliECglE. — T. II.
aux plis secs et durs, quelquefois indiquées par de simples traits qui égratigueut le fond, voilà des faiblesses qu'un observateur attentif peut relever sans peine. On sent le travail exécuté à la grosse par un marbrier inhabile, plutôt que les négligences voulues d'un sculpteur qui se résigne à des sacrifices nécessaires. Il faut, en vérité, regarder la frise à distance, pour oublier certaines pauvretés d'exécution et ne plus voir que les qualités d'ensemble. Reportez-vous aux bas-reliefs de la Victoire Aptère, d'une facture si précise et si nette; vous vous rendrez compte que la frise de Phigalie ne saurait soutenir la comparaison. Qu'un maître athénien, venu en Arcadie avec Iktinos, ait modelé les maquettes, et même exécuté quelques morceaux, nous le croyons sans peine'. Mais l'équiiie des praticiens a dû se recruter dans quelque atelier péloponnésien. Savons-nous d'ailleurs si les premières hostilités de la guerre du Péloponnèse n'expliquent pas la retraite des artistes attiques et la nécessité de confier la fin des travaux à des sculpteurs indigènes ?