‹ Histoire de la sculpture grecqueChapitre 84 sur 380 · c Ceiihisodoti duo fueie. )i Pline, Xat. IJist., 34, S · texte numérisé non relu

c Ceiihisodoti duo fueie. )i Pline, Xat. IJist., 34, S

2. Elle a été mise en doute notamment par M. Kœbler {Afittlieil. Allie», IX, p. 78) et par Brunu [Sitzutiffsbevkhle ikr bai/er, Akademle, 1880, p. 435 et suiv.) D'autre part JIM. Bciindort (Gattinger

L'EPOQUK DE TRANSITION. 179

(in'iiii artiste de ce nom, originaire de Paros, a vécu à Athènes dans la seconde moitié du ciuquième siècle, qu'il est l'auteur du grou|)e de Déméter, Perséphoné et lacclios ', celui du cocher ajouté au quadrige de Calamis, et peut-être des sculptures de l'Héracléion de Thèbes. (Je qui reste une hypothèse, c'est le lien de parenté qu'on a cru pouvoir établir entre lui et Képhisodotc. Quant ù ce dernier, les renseignements que nous possédons sur sa biographie se réduisent à un seul fait : il était le beau-frère de Phocion'"'. On verra plus loin qu'il y a de sérieux arguments pour reconnaître en lui le père de Praxitèle.

Par les plus anciennes de ses œuvres, Képhisodotc se rattache encore au cinquième siècle. Il avait collaboré, avec Olynipiosthènes et Strougylion à un groupe des neuf Muses consacré sur l'Hélicon ; trois autres, dans le même sanctuaire, étaient de sa main \ Mais la principale période de son activité se place dans les premières années du quatrième siècle. Après la victoire de Conon à Cnide dans l'automne de 394, les Athéniens dédient à Zeus Soter et à Athéna Soteira, dans un temple du Pirée, deux statues de Képhisodotc : Zeus debout avec le sceptre et la Niké, Athéna avec la lance, voilà des types que le sculpteur trouvait déjà fixés par ses [irédécesseurs '. Quelques

rjekhrte AiiMijer, 1X71, p. 600), Klein (.li-c/f. eiityr. MiUhciluiiyeii ans Œsh'rn-kh, 1880, p. 1 et suiv.) Kroker {Olcic/mamlge griecli. Kunstlei; p. 44 et suiv.) ont développé les arguments qui tendent à dcmontier qu'il y a eu léellement un Praxitèle l'ancien. Le texte le plus concluant est celui de Pausanias (I, 2 4), qui parle d'un groupe de Déméter, Perséphoné et lacchos, à Athènes; sur le mur du temple était écrite en lettres (iticieniies une inscription désignant Praxitèle comme l'auteur du groupe (YÎYpawrai JTtt tw Toî/ip YpâjA|iasiv àTit/.oîç ifya cîvai IIpaÇiTÉXou;). Les ypi\i.^a.za. àxTixâ sont l'alphabet employé avant la rétonne d'Euclide, en 403. M. Klein {op. l.) a essayé de dresser la liste des œuvres qu'on pourrait attribuer à Praxitèle l'ancien. Il faut eu retrancher certainement le groupe de Latone et de ses enfants qui était à Mantinée (Paus. , VIII, 9-1 ) . Nous reporterions volontiers à Praxitèle l'ancien les œuvres suivantes : 1° le cocher du char de Calamis (Pline, ^V«(. Hist., 34, 71). '."' La statue de Héra Téléia à Platées, dans l'Hécatompédos construit par les Thébains en 428/27 et la Rhéa du même sanctuaire; 3° les frontons de l'Héracléion de Thèbes (Paus., IX, 11). Mais il est à peine besoin d'indiquer ce que de pareilles combinaisons de testes ont de conjectural. Sur Praxitèle l'ancien, voh- TlMXtw-aengier: (^ileisterwerke der ijriechischen i'ia.itil: p. 137-141) qui [ilacela période d'activité du sculpteur entre 445 et 42.5.

1. Il m'est impossible de souscrire à l'oinnion de JI. Fiu-twaengler Qfciflencerle, p. 139), qui reconnaît le lacchos de Praxitèle l'ancien dans le buste du Louvre désigné autrefois sous le nom de Virgile (D'Escamps, Marbres Campana, pi. 63). Il dérive d'un type plus récent.

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