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goût hellénistique y a laissé sa trace, et mieux vaut en ajourner l'étude jusqu'au moment où nous pourrons la placer à sa date véritable.
Des testes, des copies réduites sur des monnaies, des répliques très lointaines, tout cela est bien insuffisant pour asseoir notre jugement sur l'art de Scopas. Les sculptures du Mausolée, vers lesquelles nous conduit la suite de notre étude, sont une œuvre collective ; on désignerait difficilement un seul morceau qne nous puissions attribuer sans hésitation au grand sculpteur de Paros.
Quant au groupe célèbre des Niobides, dont les critiques anciens ne savaient à qui faire honneur, de Scopas ou de Praxitèle, il appartient sans doute à une époque postérieure. Seuls, les fragments de Tégée nous offrent le reflet direct, immédiat, du stjle de Scopas, En dépit de leur état de mutilation, ils permettent des comparaisons auxquelles nous .■n-ons eu déjà recours. Ne peut-on pousser plus loin cette méthode d'analyse, et rechercher, parmi les origiiliul gret^ crmseivtb dans nos musées, des œuvres apparentées à la manière de Scopas, des Sx.oTCziîïia Epya, pour emprunter une expression de Lucien'? Voici par exemple, au musée d'Athènes, une admirable tête féminine trouvée sur le versant sud de l'Acropole (fig. 125), œuvre renommée à coup sûr, car le musée de Berlin en possède une copie antique ^. A voir l'expression du visage, la direction du
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