‹ Histoire de la sculpture grecque (volume 2)Chapitre 113 sur 330 · Furtwae:^ler, Meisltrioeriie, p. 639, note · texte numérisé non relu

Furtwae:^ler, Meisltrioeriie, p. 639, note

6. Helbig-Toutaiu, II, n» S8I, Ghirardini, Bull, délia commise. arcJi. comma»a!e, 1892, XX,. p. 337, pi. XI-XII. Eéplique de Dresde, Mon. ined., XI, pi. VII, flg. -1. Les répliques sont éunmérées par Schreiber, ViUa Ludomsi, p. 93, cf. Furtwaengler, MeistermeFîXjp. 63.1, note 3. Plusieurs sont reproduites par Gthirardini (oub. ri(e); notamment les deux torsea du Capitole et dit Vatican, et une tête du Vatican (pi. SIU-XIV).

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bronze, et qu'il faut, par suite, mettre au compte du copiste, dans la

statue Boncompagoi, le tronc d'arbre de soutien avec la peau de chèvre qui le recouvre, la syrinx accrochée à l'arbre et le pedum appuyé contre le tronc. Ajoutez qu'une restauration malencontreuse dénature le sujet.

Il y a Heu de remplacer par un vase la grappe de raisin que le Satyre tient de la main droite, et de substituer à la corne à boire une coupe qui reçoit le liquide. Sil'on supprime les restaurations, le sens de la- composition devient fort clair ; un adolescent élève la main droite audessus de sa tête, comme pour verser le contenu d'une œnochoé dans la coupe que tenait la main Des attributs

propres à la race des Satyres, il n'a gardé que les oreilles pointues. Le visage est fin et régulier; un large bandeau et une couronne oii s'attachent en bouquets des baies de lierre, compriment mal une chevelure courte et

rebelle. Sans doute l'invention de l'attitude n'appartient pas à Praxitèle ; l'école de Myron et celle de Polyclète avaient déjà traité un

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motif analogue, celui de l'athlète versant dans sa main le contenu d'un flacon d'huile, et le sculpteur athénien s'est souvenu d'un modèle péloponnésien. Mais à ce sujet devenu courant, il a donné un caractère personnel. C'est bien un type nouveau que ce beau Satyre adolescent, svelte et souple comme un éphèbe, ofi rien ne rappelle plus la nature triviale et pétulante des compagnons ordinaires de Dionysos. Le maître qui l'a créé se révèle comme un artiste épris de toutes les élégances de la forme et des grâces de la jeunesse.

On connaît par les textes, dans l'œuvre de Praxitèle, trois statues d'Eros : celui de Thespies, celui de Parion, et un troisième dont Callistrate a laissé une description, sans en indiquer la provenance '. De ces trois Eros, celui de Thespies est exactement contemporain du Satyre. C'était une statue de marbre, et l'on sait déjà comment Phryné en prit possession pour la consacrer dans le temple du dieu, à Thespies. Elle y resta jusqu'au premier siècle de notre ère, jusqu'au jour où Caligula, suivant Pausanias, la fit transporter à Rome ^. Claude la rendit aux Thespiens. Kéron la leur reprit, et fit dorer les ailes de marbre. Au temps de Pline, on pouvait la voir dans les Scholae d'Octavie; elle périt dans un incendie. Quant au sanctuaire de Thespies, on n'y montrait plus aux touristes, quand Pausanias le visita, qu'une copie faite par l'Athénien Ménodoros. Un Eros donné à sa maîtresse par l'amant qui l'a sculpté : c'était là un thème à souhait pour la poésie légère; aussi la statue de Thespies est-elle célébrée dans plusieurs épigrammes, parmi lesquelles il faut surtout citer celle qu'on lisait, au dire d'Athénée, sur une base placée au-dessous de la scène du théâtre de Dionysos, à Athènes 3. « Cet amour dont il a souffert, Praxitèle l'a représenté au vrai, il en a tiré l'image de son propre cœur. Pour prix de moi-même, il m'a donné à Phryné, et de là je lance encore des charmes, non plus avec mes flèches, mais avec mes regards. »

J. Overteck, Sclirifïqadlea, p. Ul)-2it, n" 34, 34a, 85, 36. L'Bcoede marbre payé seize cents sesterces par Verres à Héins, était sans doute une copie de l'Eros de Thespies. Cicéron, In Verreia, IV, S, 4.

2. Pausanias, LX, S7, 3. U est vrai que Strabon (JX, p. 410), parle de l'eulèyemeiit comme d'un fait accompli. Or, en IS ap. J. C, Strabon a 80 ans, et C^gula 6. Le transport 6. Borne est donc antérieur. Cf.Benndorf, Ballett. ddla cooaaia», arck. comunale, ISSS, p, 70. Pour les testes relatifs à l'Éros de Thespies, voir Overbeck, Scliriftqadlen, 1249-1261.

3. Athénée, XIII, p. 591 A, AntM. grecfae, 1, 75, 84. Cf. Benndorf, iSiA^ p. 68. L'èpigramme est altrilîuéB par Athénée à Praiitèle.

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Une œuvre aiissi vantée, entourée d'une sorte de prestige romaneeque, avait dû être souvent reproduite par les copistes de l'antiquité. Aussi est-on fondé à en recliercher l'original dans le prototype d'une série de répliques, dont la meilleure est une statue du musée de Naples (fig. 132) '. Éros est figuré comme un jeune garçon, aux formes encore «n peu grêles ; la main gauche, d'après une réplique de Turin ', s'appuyait sur l'arc ; la droite tombe négligemment. Par les lignes sinueuses du torse, par la pose traînante de la jambe droite, l'Éros rappelle encore le Satyre de la rue des Trépieds. La légère inclinaison de la tête donne au regard une expression un peu sournoise, et nous trouvons là le commentaire de l'épigramme citée plus haut, qui relève, comme un trait de physiî)nomie, le regard inquiétant et charmeur de l'Eros («TEvsi^o'p-ÈVQç). L'agencement presque féminin de la chevelure flottante est rendu assez fidèlement, semble-t-il, dans un torse de travail romain, trouvé à Centocelle , près de la voie Labicane * (fig. 133). La disposition de ces

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