‹ Histoire de la sculpture grecque (volume 2)Chapitre 145 sur 330 · Pline, Nat. Sist., SB · texte numérisé non relu

Pline, Nat. Sist., SB

5. Pline indique treute-eiï coionnea. M. Bemiec en place dis à cliaque façade, contrairement M' opinion de Pullan ; il arrive ainsi an oUiffire de Pline, chaque colonne d'angle étant comptée deuï fois.

\. Ce travail a été esécnté par les soins de M. Mnnaj, Voirnn article de ce savant, Tke Mavsoleam

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LES SCULPTUEBS DU MAUSOLEE. 325

ionique (fig. 164). On retrouve là l'élégante cymaise ornée depalmettes et de têtes de lion, les denticiiles, la frise sculptée encadrée par deux rangées d'oves, oii brillaient autrefois des tons rouges et bleus, enfin l'architrave, divisée en trois taiides par des saillies horizontales. Mats la partie qui faisait le plus d'honneur au génie inventif de l'architecte était le couronnement. Au-dessus de l'entablement, s'élevait une pyramide à quatre faces, d'aspect très simple, composée d'assises superposées, et sur l'étroite plateforme du sommet, se dressait, comme porté par un socle gigantesque, un quadrige de proportions colossales. Suspendre ainsi dans les airs cette masse de pierres, l'évîder à l'intérieur pour l'alléger, étonner l'oeil et rassurer l'esprit, tel était le problème qu'avait résolu Pythies; et l'antiquité admirait sans nul doute, avec la nouveauté et la hardiesse de la conception, le mérite de la difficulté vaincue.

La relation citée plus haut fait allusion aux sculptures qui décoraient l'intérieur du Mausolée. De là provierment sans doute les fragments de

and ils acalptares, dans The BaUder, aïril 1898, n" 2619, et l'étude intitulée The MauioUunt at Ilalis, dansles Trama^iotu ijftie Gla^ew archaeohgical SocUlji, 18B4, avec six planches.

Fig IbS — D après la restauratioi

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panneaux sculptés en relief dont l'un représente Thésée et Skiroo '. Mais à l'extérieur la décoration n'était pas moins riche. Le British Muséum possède les fragments de trois frises sculptées en relief, chacune avec un sujet différent. 1° Une course de chars. 2" Une Centauromachie. 3° Un combat de Grecs et d'Amazones ^. La répartition de ces frises

a été fort discutée, mais nous croyons que la restauration de M. Bemier leur assigne exactement leur place. Par analogie avec !e monument des Néréides, on est en droit de penser que l'uned'eiles couronnait le soubassement; or aucune ne convient mieux ici que celle de lacoursede chars.

Le relief a un caractère pictural, tantôt assez plat, tantôt plus ressenti, sans que les figures se détachent du fond, et une frise ainsi comprise s'accorde bien avec une grande surface unie, comme celle du soubassement. Parmi les nombreux fragments conservés, une centaine environ, un surtout mérite attention. C'est

Fig. Ifié. — Fragment de l'entablement !<

1. A guide io ihe Mmsdenm Room, p. 37, n"' 30-S3. CE. Newton, History nf Dismusries, II, p. 247.

2. M. Miobaelia s, pablié une suite de âeaaïns esécutés en 1S77 par EicMer, et reproduisant tou3 les moroeaus des trois frises conservés an British Mnsenm. Avcike Detilmaekr, II (1893-1894), pi, STI- XVm, p. é-6.

un aurige en longue robe flottante, penché sur son attelage ; figure d'un beaujet,oùladraperieest traitée avec une singulière maîtrise (fig. 165)'. La seconde frise, celle de la Centauromacbie, (rouve sa place sous la colonnade, à la partie supérieure du mur de la cella. Quelques figures conservées, comme celle d'un Lapithe tendant le bras droit avec terreur, et celle d'un Grec attaquant un Centaure, disent assez avec quel sens du pathétique l'artiste avait renouvelé un sujet devenu banal ; mais ces fragments ne permettent pas d'apprécier la frise dans sou ensemble. Il en est tout autrement de la troisième, celle du combat d'Amazones. Cette dernière était la frise de l'ordre, comme l'indiquent les moulures encore apparentes sur quelques morceaux; ou ne trouve aucune difficulté à la replacer à l'entablement, au-dessus de l'architrave (6g. 164).

En l'état actuel, elle ne compte pas moÎDs de dix-sept morceaux, y compris celui qui, conservé longtemps à Gênes dans la villa di Negro, a été achetée en 1866 par le Musée au marquis Serra

Ig. 165. — Aorige, Figure de la frise représentant me course de chais. Maosolée. (Bcitlah MnBeum.)

1, Newton, Ti-aceh and Discovenes, II, p. 133, pL 16.

3. Douze de ces oioi-ceaus ont été rapportés en 1846 du château de St-Pierce, et publics dans les i{onument!iiied!tidtll'Init., V, pi. 18-31. Quatre antres ont été découverts dans les fouilles de M. Newton, HUt<n-y o/Diicav. at Halicarnaasus, I, Atlas, pi. 9 et 10. Cf. ri-ai'cis nniJ Diccowries, 11, pl.l et 5. Qoant au fragment de la vflla di Negro (Jfonum, ined./) V, pi. 1-3. M. Erann avait d'abord sontenu qu'il n'appartenait pas à la frise ÇBerichte der bayer. Àkademie, 1882, p. 131). M. Newton a démontré qu'il eu faisMt bien partie, et q^ue la forme actuelle des moulures était due aux retoactes d'un restaurateur italien. U fignre d'aillenrs avec les antres morceaus de la frise dans les planches de Brunn ; Hsnlimader grUch, nnd Toesi. Seaipivr, n"s 96-100.

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de restituer l'ordre de ces dalles, déterminer la place qu'elles occupaient sur chaque façade, est un travail difficile qui ne conduit à aucune conclusion certaine ' ; nous nous bornerons à considérer l'ensemble de la frise, telle qu'elle est disposée au British Muséum ^

Au quatrième siècle, le sujet du combat des Grecs contre les Amazones était devenu une sorte de sujet classique dans la sculpture décorative : les sculpteurs de Phigalie et du temple d'Athéna Niké en avaient donné la formule. Des combats corps à corps, des Amazones à cheval prenant part à la lutte, des blessés défendus par leurs compagnons, des groupes alternés, où les champions des deux camps sont tantôt vainqueurs et tantôt vaincus, voilà des thèmes qui s'imposaient aux artistes du Mansolée. Faut-il s'étonner si l'on relève çà et là quelques réminiscences des frises du cinquième siècle, si l'on retrouve par exemple un motif de la frise de la Victoire Aptère, dans ce morceau où un Grec couvre de son bouclier un de ses compagnons tombé sur un genou^ ? Ce qui est surprenant, c'est que les emprunts ne soient pas plus nombreux. Prise dans son ensemble, la composition a des caractères très personnels. Les artistes ont voulu renouveler le sujet par la variété des épisodes, l'imprévu des attitudes, la recherche, parfois risquée, du détail nouveau. Examinons la partie de la frise où l'on peut, sans trop de difficulté, restituer l'ordre des morceaux. Après une figure mutilée d'Amazone penchée sur le cou de son cheval, voici un jeune Grec agenouillé, aux prises avec une des guerrières ; pose compKquée, raccourci hardi de la cuisse gauche qui paraît trop courte \ Plus loin, deux groupes de combattants (fig. 166) '". En face d'un Grec bien établi dans son attitude d'attaque, le sculpteur a placé cette curieuse figure d'Amazone, où un goût sévère trouverait à reprendre une recherche audacieuse de dévoilement. Le groupe suivant est un de ceux où l'on peut le mieux saisir un des défauts essentiels de la frise : le paral-

I. Voirie classement proposé parM. G. Tceu, Millheil. Atlten, VI, 1881, p. 413 et suivantes. Oi données cerbaines que pour les quatre âalles tronvées par M. Newton, i. l'est du Mansolée.

S. On troure une description très détaillée de tonales morceaus dans le Catalogne rédigé par K ton : A gaide (o the Mwisdtaia Mnùin, 1888.

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