Cavviuliiiî, Vatal., -q- 86a. Reu. arclu, IS7ô, pi, H
2, Furtwaeagler, MeiiUricerhe, p. 5i(j, fig. D2,
Hosted by
élève du grand sculpteur qui a créé cette composition, reproduite à plusieurs reprises parles sculpteurs de stèles. Ailleurs, sous l'influence du style nouveau qui prévaut dans le portrait, un réalisme atténué s'insinue dans lès bas-reliefs funéraires, et donne aux figures un accent de vérité plus accusé. On peut citer comme exemple la stèle du musée d' Athènes qui décorait le tombeau de famille de Probleidès (fig. 197)'. Un homme âgé, Prokleidès, occupe la partie gauche du premier plan , tandis que sa femme Archippé se tient debout derrière lui. Un peu affaissé sur son siège, dans une attitude pleine de naturel, il échange la poignée de main d'adieu avec son fils Proklès, revêtu de la cuirasse, l'épée au côté. Si la tête du vieillard offre déjà un type moins conventionnel que d'habitude, celle du jeune homme parait être UQ portrait. Ce visage de soldat à la barbe courte , aux joues amaigries et comme creusées par les fatigues d'une dure campagne, au front sillonné de plis profonds, a un caractère indivi- ^'s- 1«^- - ^i^"^':^-, «t.''t«« >n b é n a qt,..
(Musée d B n
duel fortement marqué.
Il semble que le sculpteur se soit inspiré de la manière de Silanion, et ait suivi le maitre attique dans l'évolution de style dont il est un des principaux promoteur ^.
Les stèles et les vases sculptés, lécythes ou loutrophores, ne sont pas les seules formes adoptées pour la décoration des tombeaux. Tout nous porte à croire que la statuaire concourait aussi à orner les sépul-^ tures les plus riches, et que l'usage des statues funéraires, connu dès
l. AiLOrabrelk/i, pi. CXI, p. 164, n'^ 718. !. ce. Winter, Jakrbach dei orcft, Tail., 1891, p. 1
Hosted by
380 LE QUATBIÈME SIECLE,
le sixième siècle, u'est pas abandonné '. Pour le cinquième siècle, la soi-disant Pénélope du Vatican, et plusieurs peintures de lécytlies blancs attiques en attestent la persistance -. Les textes y font plus d'une allusion. Pausanias signale près du Dipylon une statue de soldatdebout auprès de son cheval, qui formait le couronnement (ii^iH-A^a.) d'un tombeau '. C'était l'œuvre de Praxitèle, et sans doute de Praxitèle l'ancien. Il est très vraisemblable que « la fenime pleurant » (Jiens ma-
trôna) de Praxitèle le jeune, et les statues de Sthennis désignées par Pline sous le même nom, étaient également des statues funéraires, enlevées à des tombeaux attiques, et transportées à Rome '. Enfin des épigrammes de l'Anthologie décrivent des statues de jeunes filles, de personnages divers, dont la destination funéraire est incontestable ", Bien que les monuments de cette nature ne puissent pas être tou-
1. Nous rappellerons las statues de femmes de laiiéeropole de Milet (t, I, p. 178) le cuv.iliei' de l'ai'î. Cf. Furtwaepgler, Coll. Sabouroff, Tntroâ., p. 53,
S. Les docnments céramiques ont été réunis par R. WeiEshaiipl, Attisclie Grabstaiuea, Eroaos VindoboneB»is,f>. 4S.