‹ Histoire de la sculpture grecque (volume 2)Chapitre 187 sur 330 · Iliéopompe, frag. J"-fi · texte numérisé non relu

Iliéopompe, frag. J"-fi

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404 LE QUATIÏIKME SIECLE.

pas reconnaître le cortège des compagoes qui avaient cbaruié sa vie?

Le plus célèbre des monuments de Sidon, le « sarcophage d'Alexandre », nous amène à une évolution nouvelle de la sculpture décorative. Par le luxe du décor, il surpasse tous les autres. Les puissantes moulures de la cuve, ciselées aussi richement qne les bases du Didyméion, la frise ornée d'une grecque compliquée, le couvercle figurant un toit de temple avec son réseau de tuiles de marbre, l'architrave où court un rinceau de vigne, tout cela montre avec quelle recherche savante l'artiste a mis à contribution les ressources de l'ornementation ionique (Ëg. 214)'.

Des six scènes sculptées en rehef, soit sur les quatre côtés de la cuve, soit sur les frontons, deux surtout commandent l'attention. Ce sont les compositions maîtresses, qui, sur une longueur de 2"", 80, occupent les deux grandes faces du sarcophage : une scène de bataille et une scène de chasse. La bataille est une mêlée furieuse ofi sont engagés d'une part des Grecs portant l'armure macédonienne, de l'autre des Perses, caractérisés par leur costume, la tunique à double ceinture, les anaxyrides, la tiare qui les encapuchonné en cachant le menton (fig. 215-216) ^. Archers et cavaliers perses soutiennent vaillamment le choc des Grecs; mais leurs morts jonchent le sol; un des chefs perses tombe de cheval, blessé et défaillant. Un autre, dont la monture s'abat, soutient une lutte inégale contre un cavalier grec k l'allure triomphante, portaait en guise de casque la peau d'une tête de lion. Aucun doute sur l'identification de ce dernier personnage ; c'est Alexandre. Aucune hésitation sur la nature du sujet : c'est une des grandes batailles gagnées en Asie par le conquérant macédonien, soit à Issos, soit à Arbèles. Il est même permis de croire que, du côté des Grecs, les autres figures principales sont des portraits. Le vieil oflicier macédonien au visage "énergique et comme tanné par le haie, qui à droite, vient de renverser d'un rude coup de lance un cavalier perse, parait bien être Parménion. Celui du milieu, plus jeune, qui va frapper un Perse agenouillé, est Philotas ou Héphestion.

1. Nécrop. roi/aU, pi. SXV. Pour la description détaillée du saitopiiage, nous renvoj'oas le lecteur ans pages biillantes de M. Théodore Keinach, ori. dfc'. Cf. Winter, JjT^SAîeis-ei', 1894, p. 15 et siiivantea.

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