‹ Histoire de la sculpture grecque (volume 2)Chapitre 202 sur 330 · Lucien, Jup, trag., B · texte numérisé non relu

Lucien, Jup, trag., B

2. Voir Overbcok, Grieah. Kanstiaythologie . III p. 251-255, Atlas, XI, 1, 2; XII, 29.

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des restaurations inexactes, comme l'aplustre placé dans la main droite, et la proue de vaisseau qui soutient le pied relevé. Mais aucune ne semble plus voisine, pour le style, du bronze original. Peut-on identifier cette oeuvre de Lysippe avec la statue de culte qui occupait le sanctuaire de Poséidon Isthmios , dans l'isthme de Corinthe ? L'hypothèse est justifiée par !e témoignage des monnaies de Démétrios Poliorcète, montrant le dieu de la mer dans une attitude identique '. Proclamé en 303 le chef de tous les Grecs, par ie Synédrion de Corinthe, Démétrios a sans doute fait figurer sur ses monnaies l'image du dieu vénéré dans le sanctuaire de l'Isthme , et l'on est conduit à cette conclusion, que les Corinthiens avaient commandé à Lysippe la statue destinée au temple.

S'il en est ainsi, on peut faire honneur au m^tre sicyonien d'un motif nouveau qui s'introduit dans la plastique, celui du pied relevé et posant sur un support; attitude heureusement imaginée pour renouveler le rythme des figures debout, où les artistes antérieurs avaient 'épuisé toutes les ressources de ce qu'on a appelé « la station hanchée ». Cette attitude, les sculpteurs de bas-rehefs la connaissaient de longue date, témoin la frise du Parthénon. Mais il semble bien que Lysippe ait eu le premier l'idée de la transporter dans la statuaire, non point comme une pose accidentelle, mais comme une pose caractéristique de la figure au repos ^ On la retrouve en effet dans une série de statues qui offrent tous les caractères du style de Lysippe, et notamment dans la statue du Louvre autrefois qualifiée du nom de Jason (fig. 220) '. Un jeune homme aux formes vigoureuses, mais sveltes et élancées, a posé le pied droit sur un rocher, pour attacher les courroies de sa sandale ; son attention est détournée par quelque incident, car il regarde vers la droite, poursuivant machinalement l'acte auquel sont occupées ses mains. Est-ce un Hermès,

1. Overbeck, ibid. Miinztafd, VI, 3. Percy Gardner, Greeh coins, pi, XII, 3.

2. Voir Konrad Lange, Dos Motiv des aufgeitùiikn Fnaieii Ldpiig, 1879. Cf. E. Loewy, Lyaipp,

S. Froelmej:, Notice de la aculpl., n" 183. Brnnn, Ztenfauae/er, n" 6". Bépliqnesà Munich, Bcunn, Glsptothek,^" 151 j à Londres, collection Lansdowne, Michaelia, Ancient nioriies i» great Brilain, p. 464, 8S ; an Vatican, Mas. Fù> Cl., III, 48, Clarae, V, pL 869, n° 2170. Une réplique dn même type ae trouve à Attènesi Stndnioïka, MiilAeil. Aihen, 1866, SI, p. 362, pi. IX.

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comme on l'a souvent dit? Et le dieu se prépare-t-il à prendre sa course, en écoutant le message que lui confie Zens? Rien assurément n'empêche de croire que ce type ait pu être appliqué à Hermès j mais rien non plus ne désigne ici le dieu. Nous sommes plus tenté de voir dans le soi-disant Hermès un jeune athlète qui vient de se livrer aux exercices de la palestre, sujet de genre, très propre à fournir un motif décoratif pour uq gymnase ou une palestre, suivant une mode qui commence à se répandre au temps d'Alexandre '. Dans la statue du Louvre, comme dans les autres répliques, le naturalisme du style, le sentiment de la vie, les proportions élancées, tout accuse le style de Lysippe, et si l'original ne peut être, sur la foi d'un texte, attribué au maître, tout au moins trahit-il son influence immédiate. D'autres monuments attestent encore avec quel empressement les élèves de Lysippe adoptent le rythme nouveau créé par lui. L'éphèbe au repos, les mains appuyées sur son genou, dont le Louvre et le Capitole pos- F^g. 230. - Athlète ™ttaaant s. s.ndai.,

s répliques, est une en marbre. (Musée du Louvre.)

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ner, Notice, p. 211. Cf. l'Hermès de l'Hippodro

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