JahTbaeh, art. ciie, pl
3. DutBchke, Ata.-BHdai. va OUritalim, II, p. 17, n" 86. Ernui), DenJaaader, n' 284. Pour les ^seussioua EOr l' authenticité de l'inscription, ToirLoewy, In!ehr.gritch.Bildh., n" 506.
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diquant une copie d' œuvre célèbre; cette réserve faite, il n'y a aucune raison de voir dans l'inscription l'œuvre d'un faussaire moderne et de l'écarter comme suspecte ; elle date certainement de l'époque romaine '. Dans les deux statues de Naples et de Florence, Héraclès est représenté debout, au repos, avec une expression de fatigue et de mélancolie. Il trouve un appui dans sa massue, placée sous son aisselle gauche, rude support, dont le contact est amorti par la peau du lion néméen. La main droite est ramenée derrière le dos, înerfe et inoccupée; la jambe droite, raidie, soutient le poids du corps, tandis que l'autre se porte plus mollement en avant. Un caractère commun aux deux copies gréco-romaines est l'ampleur démesurée des formes, qui fait saillir sur la poitrine, sur les bras et sur les cuisses de véritables montagnes de muscles; exagérationévidente, rendue plus sensible encore par la petitesse de la tête. Est-ce là le véritable style de Lysippe? Il serait imprudent de considérer comme des copies absolument fidèles les deux statues de Naples et de Florence, qui diffèrent d'ailleurs entre elles pour le type de la tête ; ce sont des répliques , traitées dans le goût romain. Mais si l'on fait la part des amplifications et des surcharges dues au ciseau du copiste, on n'hésitera pas à penser que l'Hercule Famèse dérive en droite ligne d'une statue de Lysippe ■. L'original était fort célèbre. Le musée de Bâle possède une tête en marbre, acquise à Rome par le scnlpteur Steinhaeuser, et qui est une réplique plus simple de la tête de la statue Farnèse '. C'est de l'œuvre de Lysippe que s'inspirera, pour retracer un épisode de la légende de ïélèphe , l'auteur delà petite frise sculptée sur le grand autel de Pergame ; elle sera reproduite sur les monnaies de l'époque impériale^ ; enfin une série de petits bronzes enatteste la popularité^. Parmi ces adaptations ,
1. ir. FurtwB^ngler n'hésite paa & en admettre ranthenticité, LexiteH de Eoeoher, art. SeraHea,
2. Je ne suis p»a coni'aincu par l'argumentation de M. Weisïacker {Âich, Zeitang, 1882, p. ?66), d'âpre laquelle rHercule Famèse dêriTerait d'nn groupe d'Héraclès et Télèphe, qui auiait existé à Pergame.
3. MoBumenti inediti, Vm, pL 64, 1-1 a. Annalij 186S, p. 836 (Helbig), Une antre copie de la tête est conservée au Sritish Muséum, Ane. Marbles, I, 11.
4. Imlioo!-Blnmer et Perej Gardner, Wum. Caiitmeatarij on Paasaniai, pi. IV, X. Cï. Furtwaengkr, LexOioa de Eosoher, art. HeraHes, p. 2174. Elle apparait déjà sur un tétradrachroe d'Alesandre, Numismalic Chroside, Dï, 1883, pi. 1-5, p. 9.
5. Voir Pr. Lenormant, Gâta, arch., 1875, p. 183. Àrch. Ameiger, 1834, p. 121, n" 3i.
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une des meilleures est là belle statuette de bronze qui de la collectîoa Tyskîewicz a passé au musée du Louvre, œuvre excellente, où la vigueur des formes est exprimée saus ces boursouflures ambitieuses]qui gâtent les copies gréco-romaines (PI. IX)- Un fait reste acquis, semble-t-il : cette figure d'Héraclès, la&si de ses travaux, e^t bien une œuvre de Ljsippe, et l'une dt^ plus goûtées de l'antiquité. Peut-ou dire cependant ' que le sculpteur de Sicyone ait créé le type, au sens rigoureux du mot? Nous ne le croyons pas. Héraclès appuyé sur sa massue apparEÛt déjà dans des œuvres du cin' quième siècle ', et Lysippe a sans doute repris un sujet traité avant lui; mais il lui a imprimé un caractère personnel, en accentuant l'expression pathétique, en accusant, pour y trouver un élément de contraste, les formes athlétiques du héros. C'était là, nous le savons déjà,
1. Ainsi, dans un bas.rellof d'Itli6iae, .Schoene, GrUch. Sdieft, 112, et dans un torse du mnsée de Dresde que M. Treu croit appactenit 4 l'écoU da Polyclète. Arch. Âmeiffer, 1894, p. 25.
Fig. 222. - L'Hereiile Farnè
e, statne signée de Glyoon d'Atlién i de Naples.)
le trait dominant de l'Héraclès colossal de Tareiite. En ce sens, Lysippe rencontrait bien une inspiration toute nouvelle; il réalisait cet idéal surhumain de force corporelle qui hantera également l'imagination du plus puissant des maitres italiens ; il y a une sorte de parenté entre ses Héraclès douloureux et les superbes figures de captifs sculptées par le ciseau de Michel- Ange.
Au temps de Lysippe, le portrait incline de plus en plus vers le réalisme. Nous avons vu ce courant se dessiner avec Silanion. Mais une invention nouvelle exerce une influence décisive sur le style du portrait, et, chose curieuse, elle est due au frère de Lysippe, Lysistratos. Sculpteur assez obscur, Lysistratos serait fort oublié s'il n'avait inventé un procédé technique, celui du moulage sur nature. « Le premier, dit Pline, il imagina de prendre l'image d'un homme sur son propre visage, au moyen d'un moule en plâtre, et de la corriger sur l'épreuve qu'il obtenait, en coulant de la cire dans le plâtre. » Il fît ainsi, ajoute Pline, des images exactes {simiUtudmes) au lieu des portraits que ses prédécesseurs s'efforçaient de rendre aussi beaux que possible'. Peutêtre fut-il conduit à ce procédé par un autre, dont Pline lui attribue également l'invention, ceîui'du aurmoulage des statues". Lysistratos inaugurait ainsi une méthode que pratiqueront à leur tour, au quinzième siècle, les sculpteurs de la Renaissance italienne, surtout ceux de l'école florentine^. Les contemporains de Verrochio moulaient sur le cadavre, et au dire de Vasari, on voyait à Florence, dans les maisons, une grande quantité de ces portraits, « si bien faits et si naturels, qu'ils paraissaient vivants ». Les historiens de la Kenaissance sont d'accord pour attribuer à l'emploi de ce procédé le développement du naturalisme, pour constater qu'à force de rechercher la vérité anatomique, l'école florentine « a fini par donner à ses œuvres un aspect morbide et cadavérique* ». En fut-il ainsi pour la Grèce? Nous ne pouvons apprécier, avec une rigueur absolue les conséquences de l'invention de Lysistratos. Toxit au moins elle dut fournir à la plastique un moyen puis-