B. Reisoh, MittUil. Athm, XIU, 1888, p
3. Aiicieni lilarblei, IS, pi. l;Mittheil. AlUn, Xllt, 1888, pi. VIK; Brann,i}enSiniM!er, n» 119.
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50 L'ART HELLENISTIQUE.
Si l'on avance p!us loin dans le troisième siècle, l'obscnrifé va
Fig. 340. — Dionysos, statue en marbre, pcoremint du moniirnsnt de Thiasyclès (Etitish Muséum).
croissant. Les noms d'artistes deviennent plus rares, et ces artistes sont des inconnus. Peut-être faut-il rattacher à une famille de sculpteurs
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LA FIN DBS ANCIENNES iJlCOLÎilS. 461
attiques Nikératos et Phyromakhos ' , deux maîtres qui travaillent à Délos et mettent leur talent au service des rois de Pergame. De tons les noms conservés par les inscriptions, nous n'en relèverons qu'un, celui de Kaikosthènes, auquel Pline fait les honneurs d'une mention^. Il appartient bien au troisième siècle , car il exécute des statues d'errhéphores, dédiées sons la prêtrise de Tliéodoté et celle de Pentetéris, dont !es dates sont connues. Pline lui attribue des statues de comédiens et d'athlètes, et cite ses statues en terre crue (cruda opéra) qui se trouvaient an Céramique. Ces dernières représentaient Amphictyon, le roi légendaire d'Athènes, recevant dans un festin Dionysos et les autres dieux ^ Le groupe se trouvait dans un édifice appartenant à la corporation des artistes dionysiaques , alors riche et puissante , et Kaïkosthènes, auteur de statues de comédiens , avait pu facilement se trouver désigné pour ce travail.
Des statues honorifiques élevées aux princes grecs protecteurs d'Athènes, des statues de comédiens ou d'athlètes, des portraits de poètes ou de philosophes, voilà les sujets que traitent désormais les obscurs représentants de l'école attique; des ambitions pins hantes leur sont interdites. Au moins, à défaut d'autres qualités, semblent-ils garder celle d'habiles praticiens. Un certain nombre de statues, à peu près exactement datées, sont des oeuvres d'une exécution facile et soignée, malgré la banalité du style. Telles sont la statue d'une prêtresse de Némésis, trouvée à Rhamnonte, et la statue de Thémis provenant des mêmes fouilles (fig. 241) '. Cette dernière, signée d'un inconnu, Khairestratos, n'a guère d'autre mérite que la sagesse du style, et la correction du travail. L'artiste se souvient des modèles du quatrième siècle, et n'ignore pas l'Artémise du Mausolée. Au reste, les Attiques n'inventent pins guère ; ils vivent sur le passé, restent conservateurs, et se bornent à combiner avec plus ou moins de bonheur les types légués par les an-
1. Us sont connus pac une insoriptioa de Délos ; mais l'ethnique n'est pas ceitain. Loewy restitue MiKflpïTo; *upû(ia[xo( 'A8)i-ïm1ïoi kT:&f,isa.'l. Inschr. gr. BUdh.,-a.' 118.
2. Pline, Nat. Hwt., 34, 87 ; 86, 165. Voie, pour les signatures de Kaifeosthènes, Loewy, Inschr. gr,
Bildh., n" ne-n7.
3. Milchàoefer, Arch. Stadien S. Brami dargubracU, Berlin, 1893, p, 50 et suivantes. H. Milchlioeter les identifie très justement avec le groupe mentionné par Pansanias, I, a, 5,
4. CaTvadlaa, Catalogue, n" 231, 232. Stais, 'Etfrtn. àpx-> ^8^^' P^' *' ^■
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462 L'AET HELLÉNISTIQUE.
ciens niaitres. C'est ainsi que nous attribuerions volootiers à un contemporain de Kaïkosthènes la jolie statue de l'Aphrodite à l'épée, dé-
Fig. 341. — statue de Thémis, trouvée dana le temple de Thémi (Mnsée central d'Athènes).
couverte dans les fouilles d'Épidaure (fig. 242)' . M. Milclihoefer a eu
1. Staïs, 'Eçr,]i. àpx., 1886, p. 256, pi. 13; Cafradias, Calalogue, n" 263; 'Bruna, Denhnacler, n" 14; Befrasse et Lechat, Épidanre, p. 177.
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raison de la rapprocher d'une œuvre d'Alcamènes, de la célèbre Aphrodite des Jardins ', qu'elle rappelle en effet pour la forme et le style de la draperie. Mais oii nous ne pouvons le suivre, c'est lorsqu'il place l'Aphrodite d'Épidaure au début du quatrième siècle. On ne comprendrait guère à cette date la convention qui donne comme armes à la déesse l'épée et la lance, et trahit si clairement l'influence alesandriue. Il nous semble plus naturel de voir ici l'œuvre d'un sculpteur attique du troisième siècle, accommodant au goût du temps le type de l'Aphrodite drapée.
Nous résumerons peutêtre exactement l'histoire de l'école attique au troisième siècle, en concluant qu'elle reste classique et conservatrice. Nous la retrouverons en effet,- au second siècle, semblable à elle-même, fidèle aux traditions du passé, peu soucieuse de suivre le mouvement qui entraîne les autres écoles. Confinée