LES N.E0-ATTIQUE8 EN ITALIE
leportiqueconstruitparses ordres, un peu après l'aonée 39 avant J.-C. Si ces Thespiades étaient ies mêmes que Mummius rapporta de Thespiea, en 146, et plaça à l'entrée du temple de la Félicité -, il fau drait reporter asaez haut dans le second siècle la période d'activité de Cléomènes. Mais ces Thespiades de Mummius, si belles, qu'elles inspirèrent une passion au chevalier romain, Jnnius Pisciculus, étaient, semble-t-il, des œuvres de Praxitèle, des statues de Muses, enlevées à Thespies *. Rien n'empêche doncde croire que Cléomènes ait exécuté ses Thespiades pour Pollion, vers l'année 39, et peut-être s'était-il borné à imiter les statues célèbres de Praxitèle.
Il serait fort tentant d'identifier l'auteur des Thespiades avec un Cléomènes fils d'Apollodoros, dont le nom se lit sur la base de la Vénns de Médicis (fig. 336) ^. Malheureusement cette inscription est fort suspecte. On n'en peut trouver aucune trace , aucune mention , avant le moment oii la statue fut transportée de Rome à Florence, en 1677 ; et le marbre avait déjà subi les restaurations d'Ercole Ferrata, lorsque, en 1687, les fondeurs de Louis XIV, les Keller, exécutèrent d'après un -moulage l'exemplaire en bronze que possède le Louvre. L'inscription y est reproduite avec des variantes d'orthographe qui en dénoncent la fausseté ^ Nous n'avons donc aucune raison sérieuse pour admettre l'existence d'un Cléomènes fils d'Apollodoros, et pour lui attribuer la belle statue de la Tribune, ans U-ffizî. Pourtant, si l'on veut classer d'après la date de l'exécution la Vénus de Médicis, elle a sa place parmi les œuvres de la renaissance attique. Elle nous conserve, en effet, la copie d'un original célèbre. Comme la Vénus du Capitole *, elle dérive d'un type créé sans doute dans l'école de Praxitèle, suggéré tont au moins par un des chefs-d'oeuvre du maître, l'Aphrodite de Cnide. Il a suffi