LES EAS-EELIBFS NEO-'ATTIQUES
naturalisme les formes du corps, et accusé avec fermeté le caractère individuel du visage. Pourtant, avec de réels mérites, cette œuvre si vivante n'est qu'une adaptation adroite. Veut-on désigner le modèle auquel le sculpteur attique a emprunté la pose, le geste, et jusqu'à la draperie de sou orateur romain? Il suffit de considérer une statue du musée Boncompagni, représentant Hermès figuré comme le dieu de l'éloquence '. On liésite encore sur le nom et sur la daté du mîùtre qui avait créé ce type de l'Hermès Logios ^ ; on ue garde aucun doute sur le parti que Cléomènes a su en tirer. Comme les auteurs de la statue d'Ofellius à Délos, mais avec plus de talent, il a adapté à l'image officielle d'un Romain la pose et l'attitude d'un Hermès grec.
Nous savons dès lors, par des témoignages très significatifs, quelle place revient dans l'histoire de l'art à la nouvelle école attique. Elle a produit des copistes et d'adroits imitateurs. On a justement défini le caractère de cette école « pauvre d'imagination, embarrassée par la masse de ses connaissances historiques, emprisonnée dans ses souvenirs », et qui « préféra s'en tenir à ce qu'avaient fait les maîtres impeccables de la grande époque, utiliser, pour de nouveaux emplois, les créations de leur génie, accommoder leur stylé au goût du jour ^. » Si l'on veut apprécier son rôle, en prenant pour mesure l'énergie- de la puissance créatrice, il est tout à fait secondaire. Aucune de ses productions ne trahit le souci de la recherche originale. Au moins' lui reste-t-il le mérite d'avoir bien choisi ses modèles , et popularisé à Eome les œuvres des maîtres grecs les plus glorieux.
% 2. — LES BAS-EELIBFS NÉ0-ATTIQUB8. — LE STYLE ARCHAISANT.
Les artistes attiques étabhs en Italie font en réalité commerce d'œuvres d'art. On s'explique facilement que tant de copies ou d'imitations de statues célèbres sortent de leurs ateliers. Mais le caractère