LES ÉCOLES D'ASIE MINBUEE
notre ère. Est-elle purement asiatique de style, ou faut-il y reconnaître une. part d'influence alesandrine? L'alesandriniame, croyons-nons , n'est que dans le sujet. Quant aux prototypes qu'il a utilisés, Arcliélaos pouvait les trouver à Smyrne, ou dans les autres villes qui se disputaient la gloire d'avoir donné naissance à Homère.
Agasias et Archélaos représentent encore, vers le début du premier siècle, la tradition hellénistique. Mais, quand l'école de Rhodes, après celle de Pergame, commence à décliner, il n'y a plus, dans les régions de l'Asie Mineure, de grand centre où puisse se manifester la vitalité de l'art hellénistique. Nous n'y trouvons plus que des noms obscurs, comme Talestès, Épicratès, Athanodoros, Ménodoros'. Un Éphésien, Hérakleidès, s'associe à Harmatios pour sculpter une médiocre statue conservée au Louvre, un personnage en costume romain, qui ne dépasse pas la moyenne de la statuaire iconique à l'époque impériale ^. Sous l'Empire, l'Asie Mineure fournit à Rome des praticiens, pour qui la sculpture est une industrie. Une ville de Carie, Aphrodisias, est le centre d'une production active et assez prospère, si l'on en juge par les nombreuses signatures qui nous font coimaître des sculpteurs originaires de cette ville ^; leurs œuvres se répandent partout, à Rome, à Olympie, à Syracuse, et jusqu'en Crète. Mais ce que les monuments conservés nous apprennent d'eus ne fait pas grand honneur à leur originalité. Une statue d'athlète trouvée à Sorrente ,* et portant la signature de Kobla[nos? d' Aphrodisias, est une copie d'un original du cinquième siècle \ Un portrait d'homme assis, conservé au Musée Boncompagni, et signé de Zenon, fils d'Attinas, est une réplique d'un type créé bien avant l'Empire '. Les plus connus, parmi ces praticiens d' Aphrodisias, sont Aristéas et Papias, deux contemporains d'Hadrien.