‹ Histoire de la sculpture grecqueChapitre 135 sur 293 · Nat. hist · texte numérisé non relu

Nat. hist

LES PlUMITIFS.

le maître de Cléarkhos de Ehégion, disciple lui-même des Laconiens Syadras et Khartas \

Au moins pouvons-nous retrouver, dans une colonie de Corinthe, un important spécimen de la sculpture en ronde-bosse. A Corfou, l'ancienne Corcyre, des fouilles pratiquées en 1843 à l'entrée du faubourg de Kastradhis, ont amené la découverte d'une lionne en pierre calcaire, tout près d'un tombeau qu'une inscription archaïque désigne comme étant la sépulture de Ménékratès. Transportée au palais royal de Corfou, cette sculpture décore aujourd'hui l'entrée d'une des salles de réception (fig. 104) ^ Si, comme il est permis de le croire, la lionne surmontait le tombeau de Ménékratès, à titre d'emblème de protection funéraire,

'Fia. 104

Lionne en pierre calcaire, trouvée à Corfou (Palais royal de Corfou).

elle se trouverait datée avec quelque certitude ; elle prendrait place entre les années 570 et 540 environ. Les caractères de style ne démentent pas cette date. Il est visible que l'artiste travaille d'après un modèle de convention, et l'influence égyptienne se fait sentir dans l'attitude, dans le modelé uni qui procède par plans très simplifiés. Seulement, la pose de la tête un peu inclinée adroite, le travail énergique du mufle, où la peau se fronce autour des narines et de la gueule entr' ouverte, attestent de la part du sculpteur un effort personnel. Rapprochée des lions de Milet, la lionne de Corfou nous montre bien quels sont encore dans la première

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