LES PEEMIEES ESSAIS DE PLASTIQUE
modelés ; ils ont obéi au même instinct naturaliste que leurs confrères de Chypre, en accusant le sexe d'une manière très apparente. Nous pouvons sans hésiter rattacher ces images informes au cycle de la grande déesse orientale, de Flstar babylonienne, qui est devenue- FAschtoreth ou TAstarté des Phéniciens. Deux iSgurines de calcaire blanc, d'une exécution aussi grossière, provenant de l'îlot de Kéros près de l'île d'Amorgos, nous montrent des serviteurs de la déesse dans l'exercice de leurs fonctions t l'un de ces personnages joue de la double flûte , un autre tient une sorte de trigônon ou de sambuca ^ (fig.
6 et 7), Or, suivant la remarque de M. Koehler,
ces instruments sont ceux qu'on retrouve plus tard sur les monuments phéniciens, dans les scènes du culte d'Astarté.
Ces statuettes se rencontrent surtout dans les tombes les plus anciennes des Cyclades : Rhénée, Paros, Naxos, le groupe des îlots des Érémonisia, los, Amorgos, Théra et Thérasia, Melos, OHaros, Syra, sont les îles qui en ont livré le plus grand nombre ^ Si l'on peut admettre, sans invraisemblance, qu'elles reproduisent un prototype importé de la Syrie, elles sont bien le produit d'une industrie locale; le marbre dans lequel elles ont été taillées rappelle
Muséum en possède onze exemplaires, Synopsis ofthe British Museunij second vaseRoom, II, p. 40. Ceux du Louvre sont en grande partie inédits.