Mycènes^ p. 266, fig
4. M. Milcîilioefer a très bien fait ressortir les caractères du style mycénien, Anfânge der Kunst, p. 11 et suivantes.
LES OEIGINES.
les yeux la dernière transformation d'une industrie ou d'un art, qui^ dans cet ordre, ne trouveront plus rien qui ait une valeur )) \ Ces spirales, ces volutes, ces lignes enroulées, les décorateurs de Mycènes les répandent à profusion sur les objets de métal : gardes d'épées, plastrons, plaques fixées aux vêtements^. Notre figure 13 reproduit une de ces rondelles estampées, et montre avec quelle habileté les orfèvres mycéniens savent combiner et assouplir les éléments très simples de
l'ornementation linéaire.
Si Ton veut analyser avec précision le style de Mycènes, on reconnaît, à côté du décor géométrique et linéraire, d'autres motifs qui procèdent directement de l'imitation de la nature. Les poteries de Tbéra nous ont déjà montré les efforts naïfs tentés dans cette direction par les décorateurs de vases.
A Mycènes, l'ornementation florale et marine s'est singulièrement enrichie. Outre les êtres marins, poulpes, seiches, nautiles, qui forment le répertoire de prédilection des artistes mycéniens (fig. 14)% vous voyez apparaître des papillons aux ailes étendues '^, de larges feuilles dentelées, avec leurs nervures ^, qui témoignent du même goût d'observation. Comme il arrive dans un style déjà vieilli, ces motifs ont reçu dès lors un caractère conventionnel; sous la main des orfèvres, ils ont pris cette apparence de rigueur et de symétrie qui est le propre du style géométrique. Mais on ne saurait se refuser à reconnaître ici une tradition d'art purement in-