‹ Histoire de la sculpture grecqueChapitre 40 sur 293 · Mlttheil. AtJien, 1887, p. 435 et suivantes · texte numérisé non relu

Mlttheil. AtJien, 1887, p. 435 et suivantes

6. Pour l'étude d'ensemble des fouilles de Vaphio, voir Tsountas, 'Fy^Ti\L. àp/. 1889, p. 129 suiv. et Jahrh.des arch. 7?zé-^., V. 1890, p. 104 et suiv., communication de M. Winter à la Soc. arch. de Berlin.

raire qu'il contenait, le tombeau de Vaphio compte désormais parmi les plus importants de la série.

Nous laissons aux historiens de l'architecture grecque le soin de décrire en détail ce type d'édifices, d'en analyser l'aménagement et la construction \ Nous nous bornerons à en indiquer les dispositions essentielles, en prenant pour exemple le soi-disant Trésor d'Atrée que la Société archéologique d'Athènes a fait complètement dégager ^. Une avenue découverte, ou dromos^ longue de 35 mètres, large de 6, conduit à la porte d'entrée qui donne accès à la tombe proprement dite. Celle-ci se compose d'une chambre circulaire de 15 mètres de diamètre, dont la voûte est formée d'assises en encorbellement : c'est la tJiolos proprement dite. Sur cette chambre s'ouvre une pièce plus petite, rectangulaire, à laquelle on accède par un étroit couloir, et qui paraît avoir été la chambre funéraire. Rien, ni dans la construction, ni dans le type de cette sépulture, n'a un caractère hellénique ; cette forme de tombe est une sorte d'adaptation d'un type étranger, dont l'origine doit être cherchée hors de la Grèce. M. Koehler a relevé les analogies qu'elle présente avec les tombeaux à voûte de la Mésopotamie ^; peut-être faut-il considérer la Phrygie et la Lydie comme les pays où. le tombeau à coupole aurait été adopté primitivement comme un type national de sépulture \ Ce qui est certain, c'est qu^en Grèce il ne survit pas à la civilisation mycénienne, et qu'il disparaît avec elle.

Nous devons surtout ici prêter attention aux caractères de style que révèlent soit la décoration des tombeaux, soit leur mobiher funéraire. Telle qu'on peut essayer de la restituer, à l'aide de quelques débris de membre d'architecture, la façade du soi-disant Trésor d'Atrée offrait une ornementation très riche, avec un curieux mélange de pierres diversement colorées. Le tympan triangulaire qui se dessinait au-dessus de la porte, comme on le voit à la Porte des lions, était fermé par des plaques de porphyre rouge, couvertes d'ornements

1. M. Belger a publié sur ce sujet une monograpKie, intitulée Beitraege zur Kentniss der griecTi. Kuppelgi'œberjBerlin, Grsertner, 1887.

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