‹ Histoire de la seconde République française (volume 2)Chapitre 15 sur 18 · LIVRE SIXIEME · texte numérisé non relu

LIVRE SIXIEME

lES ATELIERS NATIONAUX

SoMMAiRB : T. — Époque qui précède l'insurrection de Juin; faiblesse de l'autorité; anxiétés de toute sorte; signes d'une prochaine guerre civile 278

II — Les ateliers nationaux, sujet dominant de préoccupation pour le gouvernement et l'Assemblée; coup d'œil rétrospectif; création des ateliers nationaux; premier embarras; plan de M. Emile Thomas; réglementation minutieuse; impuissance des règlements; nombre croissant des inscriptions; impossibilité d'employer les bras inoccupés; dépenses ruineuses. — Cependant l'opinion publique est d'abord peu effrayée; mais bientôt le péril apparaît; immense armée qu'il faut dissoudre ou désagréger. — Mesures proposées par l'Assemblée nationale; elles sont renvoyées au comité du travail. — Mesures imaginées par la Commission executive; elle s'efforce de se montrer ferme; sa maladresse: arrestation de M. Emile Thomas 279

402 TABLE DFS MATIEHES.

III. — En delior» de la question des ateliers nationaux, la situation de la Comniission executive devient de plus en plus difficile; méhance de l'Assemblée; indifférence dédaif;neu8e de la bourgeoisie; irritation du peuple; quelques désordres dans les provinces; vains efforts du pouvoir pour reconquérir un peu de prestige; fête de la Fraternité; décret de bannissement des princes de la maison d'Orléans. — Evolution d'une portion du parti républicain; langage de MM. Marrast, J. Favre, .Sénard; le géniral Cavaignac. — On cherche un prétexte d'attaque contre la Commission; demande de poursuites contre Louis l^lanc; but réel de cette deniande; artificieux rapport de Jules Favre; les débats parlementaires affaiblissent les charges accumulées contre Louis Blanc. — Rejet de la demande de poursuites. — Le vote met en pleine lumière l'anarchie qui règne dans le gouvernement 292

IV. — Au milieu de cette anarchie surgit Louis-Napoléon Bonaparte; Louis Bonaparte; son enfance; comment il devient un prétendant; indifférence de l'Europe; indifférence presque aussi grande en France; tentatives de Strasbourg et de Boulogne; captivité de llam; comment cette captivité sert la cause du prince; évasion; révolution de Février; le gouvernement croit les héritiers de Napoléon peu à craindre; sa tolérance vis-à-vis d'eux. — Sur ces entrefaites, élections du 4 juin : Louis Bonaparte élu dans quatre départements. — Propagande bonapartiste très active. — Revirement dans les dispositions de la Commission; elle se décide .\ voir le péril et à aopliquer au prince les lois de proscription; l'Assemblée, dans la séance du 12 juin, parait approuver cette résolution, puis, le lendem.iin, change de sentiments et prononce l'admission de Louis Bonaparte comme représentant. — Quelle était pendant ce temps l'attitude du prétendant; ses lettres : leur habileté; lettre hautaine du 14 juin; émotion dans l'A-ssemblée, le prince donne sa démission; l'Assemblée passe à l'ordre du jour 301

V> — La question des ateliers nationaux de plus en plus redoutable. M. de Falloux; son langage ferme et vraiment politique; les mesures qu'il propose; en quoi elles diffèrent de celles imaginées par le gouvernement; elles demeurent inexécutées, incapacité du ministre des travaux publics, M. Trélat. Etat des ateliers nationaux; esprit qui les anime. Nouvelle demande de crédits; M. de Falloux et M. Trélat. — Le problème des ateliers nationaux absorbe toutes les pensées; M. Pierre Leroux; M. Goudehaux; l'Assemblée anxieuse demande à tous un moyen de salut. — Dénouement imminent. Il faut en finir. M. de Falloux n'est pas responsable de la crise; décret du 21 juin; irritation des ouvriers; journée du 22 juin; entrevue des délégués des ateliers nationaux avec M. Marie; agitation croissante; excitations des journaux ; réunion le soir sur la place du Panthéon ; rendez-vous pris pour le lendemain 316

t.IVRE SEPTIEME l'insurrection de juin

SoMMAiRB : \. — Le ^Zjuin. — Rassemblements sur la place du Panthéon. — Premiers avis donnés aux membres de la Commission executive; sécurité qui fait !)icntôi place à rin(|uiétude. — Incroyables progrès de l'insurrection de huit à dix heures du matin; vaste demi-cercle où les émeutiers dominent en raaitres. — Mesures prises par la Commission executive; commandement de toutes les forces militaires confié au général Cavaign.K , état numérique dei

troupes; plan du général; objections; ce plan est adopté. — Quartier général au palais de l'Assemblée. — Troupes divisées en trois corps : corps du général Lamoricière, destiné à opérer sur les boulevards; corps du général Bedeau, ayant «on centre à l'Hôtel de ville; corps du général Damesme, appelé à couvrir la rive {gauche. — Malgré les ressources dont il dispose, le général Gavaignac est inquiet; son inexpérience des guerres de rues; attitude douteuse ou hostile de la garde nationale dans les quartiers populaires; incertitudes sur les dispositions de la garde mobile. — Vers midi, premier combat à la porte Saint-Denis. A partir de ce moment, la bataille devient générale. — Quartier du Panthéon ; dispositions des habitants de ce quartier; reconnaissance tentée par M. Buchère; tentative de conciliation essayée par M. Arago; échec de cette tentative; prise des barricades de la Sorbonne, de la place Cambrai, de la rue des Mathurins. — Quartier de l'Hôtel de ville; le général Bedeau; forces importantes dont il dispose; ces forces sont cependant insuffisantes; barricades formidables à l'entrée du pont Saint-Michel, au bas de la rue de la Harpe, à l'entrée du Petit- Pont; combats acharnés; le général Bedeau blessé. — Quartier des boulevards; le général Lamoricière ; étendue du champ de bataille ; esprit des faubourgs ; la Villette, la Chapelle, Belleville; la première, la deuxième, la troisième légion; leur zèle pour l'ordre. Série de combats sanglants et non décisifs; demande de renforts. — Gavaignac, qui était à l'Assemblée, se porte de sa personne dans le faubourg du Temple; attaque de la barricade de la rue Saint-Maur; vers neuf heures, Gavaignac revient au Palais-Bourbon. — Dispositions de l'Assemblée; trompeuse sécurité suivie d'extrêmes appréhensions. — Commission executive, Ledru-Rollin reste seul avec Marie au palais de la présidence de l'Assemblée pendant l'absence de Gavaignac; ses anxiétés; demande d'ordres et de renforts ; mesures ordonnées par lui. — Vers dix heures, Gavaignac quitte de nouveau le palais de la présidence; sa visite au général Bedeau blessé, qu'il remplace par le général Duvivier; son entrevue avec Damesme ; à minuit, il revient au quartier général 321

II. — Le 'ik juin. — Nuit du 23 au 24 juin; dans les quartiers insurgés, menées des éineutiers pour recruter des partisans. — Dans les quartiers dévoués à l'ordre, vives inquiétudes; Assemblée; les députés demeurés en grand nombre au Palais-Bourbon; leurs entretiens; craintes et espérances; un sentiment domine, c'est celui de l'insufHsance de la Commission executive; quelles démarches ont déjà été faites en vue de la remplacer. — A la pointe du jour, les hostilités reprennent; position menaçante des insurgés, surtout du côté de l'Hôtel de ville; prise des huitième et neuvième mairies. — A huit heures, reprise de la séance parlementaire, discours de M. Sénard; vote de l'état de siège; tous les pouvoirs concentrés entre les mains du général Gavaignac; démission de la Commission executive. — Proclamation du nouveau chef du pouvoir exécutif à la garde nationale, à l'armée, aux insurgés. — Combats au faubourg Poissonnière, au clos Saint-Lazare, au faubourg du Temple. — Combats dans le quartier de l'Hôtel de ville. — Rive gauche; succès du général Damesme; combats de la place Maubert; reprise du Panthéon par les troupes; barricades de la rue de la Vieille-Estrapade : Damesme blessé; il est remplacé par le général Bréa. — Situation générale à la fin de la seconde journée de lutte. — Les gardes nationales des départements commencent à arriver. 351

in. — Le 25 juin. — Au nord de la ville, combats barrière Rochechouart, prise du clos Saint-Lazare; la commune de la Chapelle retombe au pouvoir du parti de l'ordre; suite de la lutte au faubourg du Temqle. — Quartier de l'Hôtel de ville; préparatifs d'attaque du faubourg Saint-Antoine; difficultés de cette attaque ; état du faubourg ; deux colonnes formées : colonne du général Regnault ,

•accès chèrement aclietés et mort du général; colonne du général DuvÎTier; Duvivier blessé; marche offensive le long des quais : combats sanglants. Les deux colonnes se réunissent place de la Bastille; quel aspect formidable présente l'entrée du faubourg Saint-Antoine; mort du général Négrier, du représentant Gharljonnel. — Emotion que ces nouvelles causent à l'Assemblée. — Rive gauche; succès du général de Bréa; il se flatte d'achever sans effusion de sang la pacification du quartier; il se rend successivement à la barrière Saint- Jacques, à la barrière d'Enfer, à la barrière de la Santé; arrivée à la barrière de Fontainebleau; dispositions hostiles; malgré les avis contraires, le général de Bréa franchit la barrière; cris de mort; le général et ses compagnons conduits à l'estaminet du Grand-Salon, puis au Grand-Poste; violences et insultes; assassinat de M. de Bréa et du capitaine Mangin; les troupes franchissent la barrière; jactance des assasins. — Mgr Affre : son caractère; son projet d'offrir sa médiation aux deux parties; il se rend d'abord au palais de l'Assemblée; son entretien avec Cavaignac; départ du prélat pour les quartiers insurgés; arrivée sur la place de la Bastille; sorte de trêve tacite; l'archevêque est mortellement blessé 362

IV. — Le '^Ç> juin. — Etat du faubourg Saint-Antoine dans la soirée du 25 juin; nouvelles décourageantes pour l'insurrection; premiers pourparlers. Nouvelles népociations pendant la nuit du 25 au 26; les représentants Druet-Desvaux, Larabit, Galy-Cazalat; démarche des délégués du faubourg auprès de Cavaignac et de M. Sénard : on ne parvient pas à s'entendre; trêve prolongée jusqu'à dii heures; sentiments contradictoires parmi les insurgés; les troupes sur la place de la Bastille. — Attaque du faubourg : les barricades ne sont pas défendues; la troupe arrive jusqu'à la place du Trône. — Lamoricière; combat rue Saint- Sébastien. — Dernières barricades à la Villette. — L'insurrection est vaincne; joie qui éclate à l'Assemblée; proclamations de Cavaignac; Mgr Affre ramené à l'archevêché ; ses derniers moments 381

V. — Véritable caractère de l'insurrection de Juin. — Quelles furent de part et d'autre les forces engagées; nombre des morts et des blessés. — Nombre considérable des prisonniers; collision sanglante; décret de transportation. — Attitude patriotique et courageuse de la garde nationale, de la garde mobile, de l'armée, des représentants. — Cavaignac dépose ses pouvoirs : l'Assemblée les lui continue 390

VI. — Pendant l'insurrection parisienne, les départements sont tranquilles : Marseille seule f.Tit exception. — Siiuation de Marseille : arrivée des Volontaires parisiens; agitation. — L'éiueute éclate le 22 juin et devient bientôt crénérale. — Attitude de l'autorité. — La place Jauguin; plusieurs attaques infructueuses. — La place Castellane; attaque commandée, puis différée. — Le 23, l'ordre est rétabli 2i Marseille 398

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