‹ Histoire de la seconde République françaiseChapitre 20 sur 28 · LIVRE DOUZIEME · texte numérisé non relu

LIVRE DOUZIEME

Sommaire : I. — L'Italie sous la domination autrichienne : antipathie des races : 1 Italie el la France : pour quelles raisons la France s'habitue à considcrer

l'Italie comme sa cliente. — Conspirations et complots. — Formation d'un parti liljéral et national : Gioberti, César Balbo, d'Aze{;lio : le roi Cliarle»- Albcrt; son caractère : quelle sorte d'appui il prête au parti libéral 29

II. — Mort de Grégoire XVI : élection de Pie IX : popularité inouïe du nouveau pape : spectacle que présente la ville de Rome à la fin de l'année 1846 : réformes accomplies ou projetées par le Saint-Père : court moment où la cause libérale et modérée paraît triomphante en Italie. — Sentiment de la France : M. Rossi : approbation mêlée de craintes pour l'avenir. — Sentiment de l'Autriche : M. de Metternich; son dépit en présence du mouvement libéral : ses dépêches : amertume de ses jugements. — Les prévisions de M. de Metternich se justifient : premiers symptômes révolutionnaires : incidents qui compliquent la situation : occupation de Ferrare par les troupes autrichiennes : agitation dans les Etats sardes et en Toscane : Mazzini : lord Minto. — Ouverture de la consulte d'Etat (15 novembre 1847) : altération de plus en plus grande dans l'esprit public à Rome. — Hévolte en Sicile : constitutions promulguées à Naples, à Florence, à Turin. — Attitude de l'Autriche au commencement de 1848 : ses craintes pour ses possessions italiennes : irritation et stupeur de M. de Metternich. — Attitude du cabinet fraiiçnis : il craint le triomphe de l'esprit révolutionnaire : langage de M. Giiizot dnns la discussion de l'adresse : troupes rassemblées à Port-Vendres et à Toulon en vue d'une intervention 34

III. — Révolution à Vienne : soulèvement de la Lombardie et de la Vénétie.

— Incertitude de Charles-Albert : il se décide à la guerre contre l'Autriche : soulèvement général en Italie. — Charles-Albert repousse le secours de la France : dépêches de M. Bixio et de M. de Lamartine : le cabinet français persiste à offrir son concours. — Les périls de l'Autriche accroissent la jactance italienne : soulèvement au cœur de l'Empire : l'Autriche se décide à solliciter une médiation : M. de Hummelauer à Londres : issue de cette négociation. — La fortune de l'Empire, un instant désespérée, se relève : encyclique du Pape : le roi de Naples rappelle «es troupes : intervention française de moins en moins probable : mélange de succès et de revers : bientôt Radelzky l'emporte : retraite de l'armée piéniontaise sur Milan. — Le Piémont se décide alors à réclamer le secours de la France : M. Ricci et M. Guerrieri à Paris : le cabinet français découragé refuse son intervention armée et propose sa médiation. — Sur ces entrefaites, ca|>itulation de Milan : armistice Salasco. — Pour quelles raisons la médiation française est d'avance frappée d'impuissance : l'Autriche victorieuse ne s'y prête point : le Piémont vaincu ne s'y prête lui-même qu'à demi : la France ne dissimule pas qu'elle n'appuiera point ses négociations par les armes : langage de Cavaijjnac : dépêches de M. Hastide. ^ Situation de l'Autriche et du Piémont à la fin de 1848 : état qui n'est ni la paix ni la guerre : tous les regards se tournent vers Home. 4.")

IV. — Rome en 18V8 : encyclique du 29 avril : M. Manuani; son élévation et sa chute : anarchie. — Pie IX réclame le secours de la France : cette demande n'est point accueillie. — Appel fait par le Pontife à M. liossi : situation do ce personnage; ses hésitations. Il accepte de former un ministère (16 septembre).

— Administration de M. Rossi : difficultés de toute sorte; ses mesures dans l'ordre politique, financier, militaire, administratif, économique : projet de ligue italienne. — Ouverture du Parlement fixée au 15 novembre : craintes et pressentiments : M. Rossi est assassiné sur les marches du palais de la Chancellerie : scènes honteuses qui suivirent : émeute du lônovensbic . le ôaint-Père cède à la violence 62

V. — Emotion produite en France par les événement» de Rome; mesures prise» par la République française pour protéger la personne du Pape : le l'ape à

TABLK DES MATIÈRES. 613

Gaëte. — Le Pape étant en sûreté, une seule question se posfi, celle de savoir si l'on interviendra pour le rétablir dans ses Etats : quels obstacles rencontre la politique d'intervention : dispositions du président, des ministres, de l'Assemblée. — Anarchie dans Rome : crises successives : établissement de la République romaine. — Projet d'intervention par les armes piémontaises : M. Gioberti ; ses desseins : comment son plan est repoussé eu Italie : pour quelles raisons il est accueilli par Bonaparte : chute de Gioberti. — Etat de Rome : mesures vexatoires : prédominance de l'élément italien et cosmopolite.

— Le Saint-Père à Gaëte, son appel aux puissances : counnent cet appel est entendu : dispositions favorables de l'Espagne, de JNaples, de l'Autriche. Le {jnuvernement français craint d'être devancé par l'Autriche : langage de nos diplomates : la politique d'intervention gagne du terrain 70

VL — Reprise des hostilités entre le Piémont et l'Autriche. — Défaite des Piémontais à Novare. — Emotion que cet événement produit en France : langage belliqueux tenu à l'Elysée, dans le comité des affaires étrangères, à l'Assemblée nationale : sages conseils de M. Thiers : ordre du jour voté par l'Assemblée. La modération de l'Autriche ôte tout prétexte à la guerre. — Comment le cabinet français, pour éviter une intervention de l'Autriche victorieuse, se décide à intervenir lui-même dans les Etats romains 81

Vil. — Crédit de douze cent mille francs demandé à l'Assemblée pour l'entretien du corp'i expéditionnaire de la ^léditerranée. ^Nomination de la commission : équivoque sur le caractère et le but de l'expédition. — Rapport de M. Jules Favre : débats : vote du crédit. — L'équivoque subsiste : comment des explications plus catégoriques auraient pu briser le faisceau de la majorité. — iSos représentants à Gaëte : ils annoncent l'intervention prochaine : effets de cette déclaration 86

VIII. — Le corps expéditionnaire; son effectif : le général Oudinot : on ne cioit pas à la résistance des Romains : de là la faiblesse numérique des troupes, l'absence de matériel de guerre, l'insuffisance de l'artillerie et du génie. — Départ pour Civita-Vecchia; envoi de parlementaires : les autorités de Civita- Vecchia se décident à recevoir les troupes françaises. — Débarquement du général Oudinot; sa conduite ambiguë; sa proclamation; ses mesures. — Rome : elle est devenue le dernier refuge de la démagogie : triumvirat : influence croissante de Maizzini : nouvelle de l'arrivée des troupes françaises : la résistance est décidée. — Le colonel Leblanc est envoyé à Rome : entrevue avec les triumvirs : l'hostilité contre la France s'accentue. — Le général Oudinot à Civita-Vecchia : ses informations; il espère une réaction à Rome. — Sa marche offensive : combat du 30 avril : édiec des troupes françaises 91

IX. — Impression très vive produite en France par l'attaque infructueuse de Rome : causes diverses qui grandissent cette impri'ssion : débats parlementaires; Jules Favre, M. Barrot, M. Sénard : vote de blâme contre le cabinet.

— Le ministère ne se relire pas : on décide de négocier et de temporiser jusqu'à la convocation de l'Assemblée nouvelle 102

X. — M. de Lesseps; sa mission; instructions qui lui sont données; son arrivée au camp français : il se rend à Rome ; prodigieuse activité qu'il y déploie : premier projet de convention entre le gouvernement romain et les autorités françaises : l'Assemblée romaine repousse ce projet. — Persistance de M. de Lesseps à négocier; ses dissentiuients avec le quartier général, avec les diplomates réunis à Gaëte, avec M. d'ILircourt et M. de Rayneval. — Nouveau projft de convention : le général Oudinot se refuse à l'accepter. — Rupture de M. de Lesseps et du général en chef. — Rappel du négociateur. — Les élections nouvelles permettent de reprendre la politique d'action 105

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