ARMÉE DE LA RÉPUBLIQUE UNIE AUX LILLOIS
Macdonald, chef de demi-brigade, au citoyen Félix, adjoint au minisire de la guerre pour la 6e division.
« Quartier général du faubourg de la Madelaioe, le 15 avril 1793.
« J'ignore, mon cher Félix, les raisons qui engagent les commissaires de la Convention nationale à me faire adjudant général et à donner le 2e régiment à Bournet; celui-ci se plaint qu'on lui fait un passe-droit. Je ne quitterai cependant pas le régiment à moins de passer dans un autre. Mais, pour être adjudant général, je refuse net. Us n'ont rien à me reprocher, ils ont pris des informations sur ma conduite qu'ils ont trouvée conforme (sic). Avant que le traître ne se démasquât, j'avais énoncé mon opinion sur la singulière démarche que l'on nous avait fait faire d'Orehies à Lille; j'ai arrêté moi-même le complice Devaux, quoique mon ami ; c'est moi qui ai organisé et formé le camp de la Madelaine.
« En voilà trop long, vous verrez la conduite que j'ai tenue ; tout est à l'impression,
« Macdonald. »
NOTES