‹ Histoire de la terreur, 1792-1794 (volume 2)Chapitre 230 sur 262 · SECTION DU TEMPLE · texte numérisé non relu

SECTION DU TEMPLE

Cette section, qui se tenait, en 1792, dans l'église des Pères- Nazareth, comprenait 1,700 citoyens actifs. Elle n'a jamais changé de nom depuis 1790.

La section déclara « rejeter et improaver Tarrêté Manconsefl, comme contraire à la loi et à la constitution, comme dangereux dans ses prindpes à la tranquillité publique et attentatoire à Tautorité de TAssemblée nationale. » Le 9 août, elle leva sa séance à neuf heures et demie du soir. Un certain Curtius (prob§d)lement l'inventeur des figures de cire, qui était très-révolutionnaire, comme nous le verrons dans un volume suivant) lui avait cependant annoncé que le tocsin sonnerait dans tout Paris à minuit, mais il ne put prâûser de qui il tenait a cette désagréable nouvelle. »

Elle ne nomma ses commissaires que le 11 août.

Cette section comptait parmi les plus modérées. Le comité de surveillance de l'Assemblée nationale lui avait écrit, conmie à toutes les autres sections, le 10 août, pour inviter tous lé^ citoyens à dénoncer o les personnes suspectes et criminelles contre la patrie. » Le procès-verbal constate que tous les citoyens présents déclarèrent n'avoir à faire aucune dénonciation.

SECnOlf DB POPmCOURT.

Cette section se tenait, en 1792, dans l'église de Popincourt, et comprenait 1,300 citoyens actifs.

Elle s'est toujours appelée ainsi depuis 1790.

La section refusa de rien statuer sur l'arrêté Manconseîl ; ce ne fut qu'après de longues hésitations qu'elle se décida à nommer les trois commissaires que sa voisine, la section des Quinze Vingts, lui avait demandé d'envoyer à l'Hôtel de Ville. Les excitations et les faux rapports de toute nature ne lui avaient pourtant pas manqué ; on était venu lui rapporter « qu'à l'Assemblée Nationale on avait enjoint au maire de déployer le drapeau rouge, mais que Pétion avait répondu qu'il ne le ferait jamais, parce que le ci-devant maire l'avait emporté dans sa poche. » On s'aperçoit du désordre qui régnait, la nuit du 9 au 10 août, dans cette section à cette singulière mention du procès-verbal : tt Un membre demande que les dames rentrent dans les places qui leur sont assignées, afin qu'elles ne se trouvent pas au milieu de l'assemblée. »

La section Popincourt déclara qu'elle n'exécuterait les ordres qui pourraient lui parvenir de la maison commune, qu'autant qu'ils lui seraient transmis par Torgane de l'un de ses commissaires.

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