‹ Histoire de la terreur, 1792-1794 (volume 2)Chapitre 241 sur 262 · SECTION DU LUXEMBOURG · texte numérisé non relu

SECTION DU LUXEMBOURG

Cette section, qui tenait ses séances, en 1792, dans l'église des Carmes-Déchaussés , comprenait 2,100 citoyens actifs.

Elle s'est appelée section du Luxembourg, de 1790 à 1792 ; section de Muciu>s Scévola, en 1793; quartier du Luxembourg, depuis 179/|.

Cette section , qui se montra très-révolutionnaire en 1792 , adhéra trës-énergiquement à l'arrêté Mauconseil.

Ses registres présentent une lacune considérable à partir du 2 août, néanmoins il n*est pas douteux qu'elle envoya trois commissaires à l'Hôtel de Ville dans la nuit du 9 au 10.

XLÎV

SBCnON DBS THBRMES-DB-IULIBN.

Cette section, qui se tenait, en 1792, dans l'église des Mathurins, comprenait 2,000 citoyens actifs.

Elle s'est appelée section des Thermes-de-Julien, de 1790 à 1792; section Beaurepaire ou Régénérée, en 1793; section Châtier, en 1794; section des Thermes-de^ulien , de 1794 à. 1812 ; quartier de laSorbonne, depuis 1813.

Le registre des délibérations de cette section manque.

Cette section prit, dans les premiers jours d'août, plusieurs arrêtés complètement contradictoires. Elle désavoua plusieurs fois ce qu'elle avait décidé la veille, suivant que les modérés ou les démagogues étaient en nombre plus ou moins grand dans l'assemblée. Elle ne nomma que le 10 dans l'après-midi ses commissaires à l'Hôtel de Ville; encore ceux-ci furent-ils jugés, le lendemain 11 , n'avoir que des pou vois irréguliers, et l'assemblée dut procéder à une nouvelle nomination.

SECTION DB SAnfT-GBNEYlàVB.

Cette section, se tenait, en 1792, dans l'église du collège de Navarre , aujourd'hui l'École polytechnique. Elle comprenait 2,800 citoyens actifs.

Elle s'est appelée section de Sainte-Geneviève, de 1790 à 1791; sectiond u Panthéon-Français, de 1792 à 1812; quartier Saint- Jacques, depuis 1813.

Les registres de cette section manquent. On ne peut donc savoir ce qu'elle décida à l'égard de l'arrêté Mauconseil. On voit, par les documents déposés à l'Hôtel de Ville, qu'elle envoya, le 9 août, à l'Hôtel de Ville trois délégués pour s'informer de

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l'état des choses, et qu'elle ne nomma régulièrement ses commissaires qu'après l'événement.

On voit dans le procès-verbal de la section de Gobelins qu'une députa tion de Sainte-Geneviève étant venue, dans la nuit du 9 août, chercher des nouvelles, on lui demanda si la section marcherait, et que les députés répondirent résolument: « Non, nous n'avons pas reçu les ordres de M. Acloque. » Néanmoins les trois commissaires, nommés seulement pour prendre des informations, participèrent aux délibérations de l'assemblée des commissaires , absolument comme s'ils avaient été porteurs

de pouvoirs très-réguliers.

SECTION DE l'observatoire.

Cette section, qui comprenait 1,700 citoyens actifs, a tenu ses séances dans l'église du Val-de-Grâce, jusqu'au 9 août 1792, et, à partir de cette époque, dans l'église des Feuillantines.

Elle s'est toujours appelée section de l'Observatoire depuis 1790 .

Cette section avait, le 3 a Bût, approuvé l'arrêté Mauconseil; mais, sur les observations de la municipalité, elle revint, dès le lendemain , sur son arrêté. Le 9, elle accueillit avec les plus vives acclamations la lettre circulaire de Pétion, qui recommandait la paix et la tranquilité. On lit ensuite ce qui suit dans le procès-verbal : « On propose à l'assemblée de ne pas désemparer, d'aller souper et de revenir. On arrête cette proposition , beaucoup de membres sortent en conséquence de cet arrêté. » On ne voit aucune trace, sur le procès-verbal , des pouvoirs qui furent déposés à l'Hôtel de Ville par les prétendus commissaires de cette section, et qui sont datés du 9 août, dix heures , c'està-dire une heure avant le moment où les Quinze-Vingts prirent la décision qui les demandait: preuve évidente du faux qui fut commis par les porteurs de ces pouvoirs.

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