‹ Histoire de la terreur, 1792-1794 (volume 4)Chapitre 63 sur 262 · LIVRE X. 4«â · texte numérisé non relu

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visés par la municipalité de Paris ; et que ceux des gens de leur famille et de leur suite seront expédiés dans la même forme, mais après que les sections, sur le territoire desquelles habitent les ambassadeurs, auront scrupuleusement constaté l'identité des personnes comprises dans ces passe-ports*. »

Les représentants du peuple n'avaient pas besoin des avertissements de Lebrun pour activer les préparatifs de la défense nationale. Ils consacraient chaque jour plusieurs heures à expédier des décrets relatifs à la formation de nouveaux régiments ; à entendre la lecture de lettres oii des pétitionnaires offraient à la patrie leur personne ou celle de leurs enfants , leurs chevaux , leur argent, leurs bijoux ; à recevoir des députations annonçant le départ de nombreux volontaires vers les points les plus menacés de la frontière.

Mais il ne suflisait pas de trouver des hommes et de Targent, les armes commençaient à manquer. L'Assemblée donne une activité en quelque sorte fébrile aux travaux de l'arsenal de Paris, met toutes les fonderies en réquisition, s'empare de toutes les manufactures d'armes établies à Maubeuge, Charleville, Saint-Étienne, Tulle, Moulins, Klingenthal. Elle fait livrer à l'administration de la guerre tous les cuivres et métaux disponibles, et ordonne que tous les fusils seront distribués aux gardes nationaux qui partent pour la frontière. Elle presse la formation du camp sous Paris, dont elle confie les travaux

*• Cette discussion et ce décret se trouvent rapportés aux pages 20 •' îï du n« 331 du Journal des Débats et Décrets, séance du jeudi ^ août, 4 heures du soir. Le Moniteur n'en fait aucune mention.

lit HISTOIRE DE LA TERREUR.

à h OTrtDmuDe eo lui allouant pour cet objet un premier cpf^ïiX iie huit cent mille lignes; enfin elle décrète une lev^ de trente mille hommes à Paris et dans les seize '1 -[«rlements voî>ins.

La cr>mmune chenhe à rivaliser de zèle patriotique avec la Lr'^.'islatîve; mais. o->inm*? toujours, elle amplifie et e\a?èn* les mesures qu'elle est chargée d'e\écuter. Elle rviève les estrades destim-es à recevoir les enrôlements volontaires ^ saisit 1*^ arnu^ et les munitions qui s^mt entre les mains des eanles nationaux signataires dt'S pi'ïilions ronstitulionnelles-, prescrit la reihenhe et la réquisition de tout ce qui peut exister en munitions, en vivres, en fourrages, ilans les départements circonvoisins jusqu'à Rouen*; elle arrête que toutes les grilles qui entourent les monuments publics, que '. tous les fors, autrefois signes de l'esclavage, » seront transformt'^? en piques, [X)ur la défense de la patrie; que les oruriîîx, lutrins, et tous les objets en métal fusible qui s? trouvent dans les églises seront emplojts à faire des enirins de guerre; qu'on ne laissera que deux cIo^*hes à chaque paroisse^, et que toute

\. Arr.'îe du Ifi aoûL î. A-rV' e du *0 aoùî.

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