‹ Histoire de la Terreur 17921794. T. cinquièmeChapitre 5 sur 272 · Mémoires de Dumouriez, m, p · texte numérisé non relu

Mémoires de Dumouriez, m, p

%. Mémoires de Dumouriez, p. 472; Scivan, Tableau hiatortquCj h, p. 233.

Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

Néanmoins l'attaque de l'aile droite sur Cuesmes paraissait ne pas réussir. Beurnonville, après de vains elforts, était même sur le point de reculer, quand Dampierre, abandonnant le corps qu'il commande, se précipite avec quelques soldats dans la redoute qui fait obstacle à la marche de l'aile droite française. Dumourîez accourt et crie aux soldats qui hésitent à suivre l'intrépide Dampierre : « Vous n'avez rien à craindre, votre père est à votre tête! » il entonne lui-même le chant de la Marseillaise, les soldats de Beurnonville le répètent en chœur; les redoutes sont abordées et bientôt enlevées.

L'aile gauche ayant déjà dépassé Jemmapes , le centre ayant gagné les hauteurs, l'ennemi se voit tourné; il fuit de toutes parts dans le plus grand désordre; environ quatre cents Autrichiens se noient en traversant la petite rivière de la Haisne.

Bien qu'elle n'eût duré que deux heures, la bataille avait horriblement fatigué l'armée française , bivouaquant et se battant déjà depuis quatre jours; ce jour-là elle n'avait pas encore mangé. 11 fallait absolument lui donner du repos. Dumouriez se vit obligé de laisser quelque relâche aux Autrichiens, qui du reste évacuèrent Mons dans la nuit et continuèrent leur retraite sur Bruxelles sans être trop inquiétés.

La perle des Impériaux était de quatre mille hommes; celle des Français de deux mille, dont onze cents mis

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