‹ Histoire de la Terreur 17921794. T. cinquièmeChapitre 61 sur 272 · LIVRE XX · texte numérisé non relu

LIVRE XX

nœuvres astucieuses et mensongères au moyen desquelles le corps municipal a surpris à la Convention les deux décrets qui ont ordonné la réélection provisoire du Conseil général i, » Elle enjoint à Bouclier-René « de déposer sur le bureau la pétition qu'il a présentée pour obtenir cette réélection, ainsi que la lettre de convocation du nouveau Conseil , pièces qui devront être remises au secrétariat après avoir été paraphées par le président, le substitut du procureur-syndic et le secrétaire greffier de la Commune. ><

Mais il était un homme auquel les ex-dictateurs de l'Hôtel de Ville en voulaient encore plus qu'au maire par intérim. C'était Roland qui, par son rapport du 29 octobre sur l'état de Paris, avait dévoilé toutes les turpitudes dont ils s'étaient rendus coupables. Le 22 novembre, la section des Piques, — celle de Robespierre, — avait déclaré dans un arrêté transmis aux quarantesept autres sections , que le ministre de l'intérieur « avait perdu sa confiance2. » Donnant à cet arrêté sa haute sanction, le Conseil général s'était empressé cle charger sept de ses membres d'examiner la conduite du ministre déclaré suspect et d'inviter tous les citoyens à fournir des renseignements contre lui 3. Le 29, l'acte d'accusation se trouve définitivement dressé. II est aussitôt approuvé et envoyé à la Convention sous le titre d'Adresse pour dénoncer la conduite coupable du ministre Roland.

L'Assemblée nationale reçoit cette adresse le diman-

4. Séance du conseil général, A™ décembre 1792. % Moniteur, n" 330.

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