‹ Histoire de la Terreur 17921794. T. deuxièmeChapitre 124 sur 237 · ma · texte numérisé non relu

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donné. Le procureur-général-syndic Uœderer, à la tête de ceux des membres du conseil du département qui sont présents, remplit le même devoir dans d'autres parties du palais. Comme toujours en pareille circonstance, les braves s'affermissent dans le devoir et se taisent, les pusillanimes et les traîtres font entendre leurs voix. — « Nous ne pouvons tirer sur nos frères, disent les gardes nationaux et surtout les canonniers. — Ce ne sont plus vos frères s'ils tirent sur vous, répond le procureur-général-syndic. — Mais si l'on tire sur nous, serez-vous là? — Oui, et non derrière vos pièces, mais devant. » Pour toute réponse l'interlocuteur de Kœderer retire la charge de son canon, la jette à terre et pose le pied sur la mèche allumée. Un autre dît aux municipaux, au moment où ils remettent les réquisitions aux commandants des canonniers et des Suisses ; « Il faudrait savoir en définitive ce que veulent les citoyens qui se trouvent sur la place du Carrousel et qui frappent dans ce moment à la porte royale; il faut leur donner lecture de ce que vous venez de nous lire; et si après ils nous attaquent, eh bien, nous nous défendrons ! »

Les représentants de la loi se dirigent vers le guichet de la porte royale et veulent parlementer avec les émeutiers. Ils leur donnent les plus pathétiques mais les plus inutiles leçons sur- le respect dû à la légalité. La foule répond par des cris confus : « Nous voulons l'entrée du Châleau ! il est rempli de traîtres! la déchéance du roi! la suppression du veto! qu'on nous remette le roi et sa famille! nous ne voulons leur faire aucun mal... » J.-J. Leroux entame une harangue par une des fenêtres

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