‹ Histoire de la Terreur 17921794. T. huitièmeChapitre 124 sur 308 · Moniteur du 5 octobre · texte numérisé non relu

Moniteur du 5 octobre

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qui convienne à un peuple tout-puissant. » Couthori, en s'exprimant de la sorte, visait ses deux collègues Dubois-Crancé et Gauthier, dont le premier surtout était devenu suspect au Comité de salut public.

Billaud-Varennes se fit l'interprète de ces défiances, dans la séance de la Convention du 6 octobre, en voilant sousle masque de l'intérêt public l'intrigue ourdie dans le sein du Comité. « La députalion, disait-il1, qui se trouve à, l'armée de Lyon, est composée de huit membres. Six ont constamment élé d'avis d'attaquer cette ville de vive force; Duboîs-Crancé et Gauthier sont les seuls qui aient été d'un avis contraire. La Convention n'en sera pas étonnée, lorsqu'elle apprendra que Dubois- Crancé a réuni sur sa tête la qualité de représentant du peuple et celle de général, et qu'à ce dernier titre, plus la guerre sera longue, plus elle lui sera avantageuse. J'ajoute un autre fait. Le Conseil exécutif vous a annoncé, il y a quelque temps, la destitution du général Keller- 'niann, qui a tant de l'ois trahi la patrie et qui remporte aujourd'hui des victoires pour détourner l'attention de la Convention sur sa conduite passée. Eh bien ! ces deux mêmes individus se sont permis de le maintenir dans le généralat. C'est une intrigue infernale. Il est temps que la justice soit égale pour tous, et je crois que la Convention ne doit pas balancer à faire rentrer dans son sein Dubois-Crancé et Gauthier. »

L'Assemblée, avec sa docilité ordinaire, rappelle les deux représentants. Mais déjà le Comité de salut public

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