‹ Histoire de la Terreur 17921794. T. huitièmeChapitre 38 sur 308 · Voir l'art. M 9 de la Constitution de · texte numérisé non relu

Voir l'art. M 9 de la Constitution de

vinces domptées, mais dans la confiance du peuple? »

Philippeaux répondit : « C'est cette disposition qui sera saisie avec le plus d'avidité par les peuples voisins. Ils sentiront ]a différence d'un peuple esclave à une nation libre. Nos rois et leurs cours, diront-ils, disposent arbitrairement de nos vies et de nos fortunes. Nous avons vu le sang de nos frères couler pour une alliance de famille, pour une promesse de mariage. Les Français, au contraire, délibèrent eux-mêmes sur la guerre- : ils ne la décrètent qu'après en avoir eux-mêmes constaté la nécessité. «

Thuriot combattit également les idées de Ducos. « Voulez-vous que la nation puisse être épuisée par une guerre extérieure et lointaine, parce qu'il aura plu au Corps législatif de regarder un léger événement, une rixe entre deux équipages comme une insulte dont l'honneur national exigerait une vengeance? Voulez-vous qu'un sénat égaré par quelques intrigants, au nom de la dignité ou même d'un orgueil national mal entendu, embarque la nation dans une . lutte inutile et désastreuse? Toute guerre dans laquelle, sous le prétexte d'une propriété, d'un droit à défendre, nous attaquons une puissance voisine, est véritablement offensive, quoiqu'elle puisse être juste. Je demande qu'elle soit mise au nombre des lois et soumise au jugement du peuple, qui la ratifiera sur l'exposé des motifs qui la rendrait nécessaire.

« Remarquez que si vous aviez eu une pareille loi dans votre ancienne constitution, on ne vous aurait pas trahis. L'année dernière que s'est- il passé? Le tyran cherchait à faire déclarer la guerre pour donner aux

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