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— Ce sont des citoyens égarés, ajoute un troisième ; sire, ne craignez rien *. — L'homme de bien ne craint rien, » réplique le roi.
Et prenant, comme trois heures auparavant, la main d'un garde national, il la porte contre sii poitrine, en répétant : » Voyez si c'est là le mouvement d'un cœur agité de crainte 2 . »
Répondant à la députation entière, il ajoute : « Je suis sensible et reconnaissant de la sollicitude de l'Assemblée nationale 3 , ma conscience ne me reproche rien ; je suis tranquille au milieu de mes amis 4 , au milieu du peuple français 5 . »
Cet échange de paroles n'a pas arrêté le défilé. Sergent, Patris, Champion sont même parvenus à établir, de la porte d'entrée à celle des grands appartements intérieurs, une haie de gardes nationaux qui font écouler là foule. Toujours monté sur un fauteuil le maire indique du geste aux émeutiers qu'ils doivent s'éloigner 6 .
L'embrasure de la fenêtre, dans laquelle le malheureux roi était retenu captif depuis près de trois heures, est peu à peu rendue plus libre, grâce au zèle déployé par Champion 7 et par deux officiers de. paix, Doiïval et Dos-
^ . Déclaration Fontaine.
2. Rapport de Daltoz, Journal des Débals et Décrets, p. 284, Moniteur, p. 724. '