Voici la lettre môme de Pétion
« ,-1 Monsieur HfFdtïïw .
« Paris, le 2 juin 1702.
« Plusieurs citoyens -paisibles du faubourg Saint-Antoine, monsieur, ont présenté au Conseil général de la commune une pétition par laquelle ils demandent la permission de s'assembler, a l'issue des offices, dans l'église des Enfants-Trouvés, pour s'y instruire de leurs droits et de leurs devoirs. Le Conseil a arrêté que celte pétition serait renvoyée au Directoire du département. J'ai en conséquence l'honneur de vous l'adresser avec une expédition de l'arrêté qui ordonne' le renvoi.
a Le Directoire ne peut manquer d'accueillir favorablement tout ce qui peut tendre à éclairer le patriotisme des citoyens ot leur faire connaître les lois.
« Je vous serai infiniment obligé de mettre cette demande sous ses yeux et de le prier, ait nom de la municipalité, qui m'en a chargé^ de prendre cotte démarche dans la plus haute et dans la plus prompte considération. »
Le mot paisibles y que nous avons souligné à dessein, se trouve
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434 HISTOIRE DE LA TïïRR EUR.
Les conspirateurs tenaient leur conciliabule tantôt dans 1a maison du brasseur Santerre, tantôt dans la salle du comité'de la section des Quinze-Vingts. On allait prendre le mot d'ordre chez Danton et chez les principaux meneurs qui, comme toujours, restaient dans l'ombre et laissaient agir les enfants perdus du parti* A la tête de ceux-ci se plaçaient Santerre et Alexandre, commandants des bataillons des Enfants^Trouvés et de. Saint-Marcel, qji répondaient* disaientMls, de leurs deux faubourgs 1 .
raturé dans la minute; Pétion n'o?ait pas garantir les sentiments paisibles dos citoyens qui désiraient s'instruire de leurs droits à l'école des meneurs du fa'liboùr'g.
1. Lorsque les événements eurent porté leurs amis au pouvoir, Santerre et Alexandre no s'oublièrent point.
Alexandre se fit allouer (septembre' 1792) une iodeninilé de douze mille livres pour les services essentiels qu'il avait-rendus à la chose publique avant et après le 10 août. Santerre obtint décharge d'une somme de 49,6'03 livres qu'il devait à la ferme générale, depuis 1789 et 1790, pour ie's" droits qiii auraient âii Être perçus sur là bière par lui fabriquée. Le rapport du ministre des finances (17 avril 1793) déclare que cétte bière ayant éfé consommée en très-grande partie dans un but patriotique, il y a lieu de faire au brasseur républicain réinisè de sa* dette.
Ces deux personnages , quoique ayant toujours joué, dans les évériéitients que nous racontons, un rôle subalterne, méritent néanmoins de fixer un instant l'attention de l'histoire. Nous avons recueilli et ilous donfldiis à là fin de te volume, Hôte VIll, noh-seùlemeiit les pîêées qui coristà(ëfit les faits" que nous verioris d'indiquer, mais d'autres encore qui nous initient aux vicissitudes de Ces flebx existences. Elfes nous montrent Santerre Implorant tantôt [a protection des fhiftislres Necker et Dëièssart avant le SO juin , tantôt celle du premier consul Bonaparte après lé 18 brumaire'. Éiles nous font assister à lu subite élévation d'Alexandre, qui fut ministre de la guerre pendant cinq minutes (22 juin 1793), et, après .être resté
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