‹ Histoire de la Terreur 17921794. T. premierChapitre 72 sur 191 · Rapport Sergent · texte numérisé non relu

Rapport Sergent

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cher à la section de Mon treuil l'appui qu'ils avaient été heureux de ne point trouver à celle des Quinze- Vingts.

En effet, le 20 juin, à dix heures du matin, les membres du comité de la section de Montreuil et le commissaire de police étaient réunis pour veiller au maintien de l'ordre. Les commandants Bonneau et Savin, à la tête du bataillon de Sainte-Marguerite, résistaient aux invitations itératives que leur envoyait le bataillon, des Enfants-Trouvés pour venir le rejoindre; à toutes les suggestions, ils répondaient par le dernier ordre signé Pétion. Mais surviennent de nouveaux émissaires des Quinze -Vingts, soutenant que la consigne est levée. Ce mensonge se propage vite, grâce à l'absence des officiers municipaux, qui déjeunaient. Bonneau ne veut pas y ajouter foi ; il reste fidèle à son mandat et invite ses soldats à demeurer immobiles. Cependant un grand nombre de gardes nationaux manifestent la volonté de suivre leurs amis des Quinze- Vingts, et, pour éviter l'effusion du sang, le malheureux commandant se décide à marcher, non sans protester contre la violence qui lui est faite 1 .

Des scènes à peu près semblables, mais plus violentes, se passaient vers la même heure au faubourg Saint- Marcel. Le commandant en premier, Saint-Prix, et le commandant en second, Leclerc, dès leur arrivée au

.'1. Rien ne peint mieux le trouble, l'hésitation et la faiblesse des honnêtes geris, qui résistent quelque temps à l'entraînement 'de l'émeute cl finissent par céder au torrent, que le procès-verbal dressé à celte occasion par la section de Montreuil. (Revue rétrospective , 2 e série, tome I", p. 4 70.)

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