LIVRE II
célébrer en même temps l'anniversaire du Serment du Jeu de Paume;
« Le procureur de la commune entendu;
« Arrête :
« Que le chef de légion, commandant général de la garde nationale donnera a l'instant les ordres nécessaires pour rassembler sous lés drapeaux les citoyens de tous uniformes et de toutes armes, lesquels marcheront, ainsi réunis sous le commandement des officiers des bataillons.
« Signé : Pétion, maire.
Dejoly, secrétaire-greffier. »
Au moment où cet arrêté vientd'être adopté, plusieurs des officiers municipaux avertis tardivement entrent dans la salle ; maïs on se contente de leur faire part de la mesure qui vient d'être prise, et on lève la séance. A l'un d'eux, Borie 1 , qui témoignait son mécontentement « de voir la loi ainsi violée, » on répond : « Il fallait bien agir de là sorte, puisque les circonstances ne permettaient pas d'agir autrement. » La décision prise, le maire paraît croire la patrie sauvée, ne maintient pas son corps municipal en permanence 2 , et se retire dans une salle particulière avec quelques intimes 5 , se contentant d'envoyer du côté des Tuileries ses alfidés les plus sûrs.
Le commandant général reçoit l'ampliation de l'arrêté qui vient d'être pris et rentre à l 'état-major de la garde