Journal des Débats et Décrets, n° 50; p. i 18 et
2. Si on veut se faire une idée des moyens que les meneurs jacobins employaient pour se faire, dans un comité, une majorité de rencontre destinée à enlever telle ou telle affaire, il faut lire la très-curieuse discussion qui eut lieu le 7 décembre, à l'occasion d'une dénonciation faite par Chabot contre les manœuvres qu'il attribuait à Boland et à sa femme, et dont un sieur Viard, misérable intrigant sans consistance, aurait été l'agent en Angleterre. ( Moniteur, n°34o.) On ne peut s'imaginer les mensonges, les supercheries, les réticences que- Chabot, Tallien, Ruamps accumulèrent en une heure, avant d'avouer
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HISTOIRE DE i„A TEBREUR.
Rhin ont le plus grand besoin de renforts; on lui persuade aisément que la meilleure manière de leur en fournir, c'est de taire partir les volonlaires casernés à Paris. Letourneur, en sa qualité d'oificier du génie, ne voit que la question militaire et s'inquiète fort peu de la question intérieure. Il accepte un décret tout rédigé, qu'il va porter à la tribune en l'accompagnant d'un rapport de quelques lignes : « Vous nous avez renvoyé, y était-il dit, plusieurs- dépêches très-importantes des généraux Cusline et Biron... Ils ont besoin de renforts.... Puisqu'il existe à Paris des gardes nationales dont on ignore la destination, i! convient, pour ne pas laisser leur zèle inaclif, de les faire partir pour les frontières... Ces braves ne balanceront pas entre les délices de Capoue et la gloire qui les attend. D'ailleurs, la solde de ces volontaires, à Paris, est une charge d'autant plus onéreuse a. la République, que le service qu'ils y font est à peu près nul... » En conséquence, le rapporteur propose un décret en trois articles dont le premier met les gardes nationaux destinés à servir dans les camps de Paris et de Soissons à la disposition du ministre de la guerre, pour être employés dans les armées en présence de l'ennemi. Le second ordonne que, dans un délai de quinze jours, les gardes nationaux et fédérés des départements, casernes à Paris et aux alentours, mais non encore enrégimentés, seront organisés en batail-
qu'ils avaient convoqué seulement la moitié des membres du comité de sûreté générale, pour combiner plus commodément les machinations qu'ils complotaient contre le ministre girondin.
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