‹ Histoire de la Terreur 17921794. T. septièmeChapitre 114 sur 246 · Voir t. VI, p · texte numérisé non relu

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23î HISTOIRE DE LA. TERRÉUR,

sité : « Je préviens, dit-il, les citoyens des tribunes que lanlqueje serai président, je ferai exécuter la loi qui leur défend d'applaudir ou d'improuver. »

« — ■ Il n'y a pas de loi, lui crie Legendre, qui défende au peuple d'applaudir ceux qui le servent. »

A cette réponse de Legendre, les applaudissements recommencent.

'i Président, s'écrie Doulcet, faites évacuer les tribunes ou annoncez que la Convention nationale est décidée à sortir de Paris. »

Malgré les récriminations de Thuriotet deLecarpentter, l'Assemblée donne gain de cause aux amis du juge de paix de la section de l'Unité et ordonne son élargissement provisoire. Celte décision provoque la colère de la Montagne; elle réclame avec fureur l'appel nominal.

<i — Oui, l'appel nominal, s'écrie Legendre, afin que l'on connaisse les amis du peuple et les soutiens des conspirateurs. La majorité ne peut faire la loi à la minorité. »

« — Je déclare, reprend Isnard, que le président manque de moyens pour se faire obéir par la minorité de la Convention. »

« — C'est la minorité, s'écrie Audouio, qui a fait la journée du 10 août. »

Le tumulte s'aecroît à chaque instant; deux fois le président est obligé de se couvrir. Couthon demande la parole au nom de la patrie. Carrier, Maure, Granet l'enlèvent de sa place et le portent à la tribune, aux applaudissements des spectateurs. Force est de lui donner la parole. Il commence ainsi :

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