LIVRE XXXIII. U
peuple à sa défense. Vous allez avoir une armée de sansculottes, maïs ce n'est pas assez; il faut que, tandis que vous irez combattre les ennemis de l'extérieur, les aristocrates de l'intérieur soient sous la pique des sansculottes.
«Je demande qu'il soit créé une garde du peuple qui sera salariée par la nation-. Nous serons bien défendus quand nous le serons par les sans-culottes.
« J'ai une autre proposition à faire. Il faut que dans toute la France le prix du pain soit dans une juste proportion avec le salaire du pauvre; ce qui excédera sera payé par le riche. Par ce seul décret vous assurerez au peuple et son existence et sa dignité. Vous l'attacherez à la Révolution, vous acquerrez son estime et son amour. Il dira : « Nos représentants nous ont donné du pain; « ils ont plus fait qu'aucun de nos anciens rois. »
Les propositions de Danton sont couvertes d'applaudissements, et sans opposition converties en décrets1. Le double levier de la terreur était trouvé. Il ne restait