‹ Histoire de la Terreur 17921794. T. septièmeChapitre 167 sur 246 · LIVRE XXXIX · texte numérisé non relu

LIVRE XXXIX

Le décret proposé par Vergniaud n'était pas le cri de la peur, comme le dit Louis Blanc 1 ; c'était un moyen peut-être trop habile de jeter la division entre la Commune et les sections. Les jours précédents, un grand nombre d'entre elles avaient, par des déclarations

rapportent, il est vrai, que des faits consignés au Moniteur et dans les autres journaux. Nous ne les aurions pas données si elles ne faisaient connaître en même temps la physionomie de l'Assemblée et les impressions que ressentaient les commissaires de la commune a mesure que les événements se déroulaient devant eus,

» Citoyens frères,

« Nous vous instruisons que, d'après la mission dont vous nous avez chargés auprès de la Convention nationale, elle a rendu le décret dont vous trouverez ci-joint une copie exacte.

« Nous vous prévenons aussi que, sur la proposition de Vergniaud, ce qui vous étonnera peut-être, la Convention nationale vient de décréter à l'instant que les sections de Paris, dans les mesures par elles prises pour sauver la chose publique, avaient bien mérité de la pairie. Nous vous enverrons une copie de ce décret aussitôt que nous aurons pu nous le procurer. Ainsi donc, d'après l'intention du Conseil général et le décret de la Convention nationale, notre poste e;t ici pour recevoir tout ce que vous voudrez, faire parvenir à la Convention et vous instruire de tout ce qui s'y passera.

« Nous devons aussi vous rassurer sur la majorité des opinions qui se manifestent dans la Convention; elles sont satisfaisantes pour tous ceux qui désirent le triomphe de la liberté et de l'égalité.

Naudih, Garelle, Cavaignac, Henaï.

« Au comité des inspecteurs de la salle, ce vendredi, à trois heures. *

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