‹ Histoire de la Terreur 17921794. T. septièmeChapitre 19 sur 246 · Voir t, VI, p. 256 et suivantes · texte numérisé non relu

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puissance que donne l'argent, ne pourrait-il pas en abuser? Ce comité aurait le droit que vous devez seuls exercer, celui de faire des lois, puisqu'il pourra prendre des mesures provisoires qui sont toujours des lois définitives en matière de salut public. Je sais que les circonstances nécessitent des mesures extraordinaires ; mais pour cela, il ne faut pas tuer la liberté. Je m'opposerai de tout mon pouvoir à ce qu'un décret aussi terrible soit porté. »

Thuriot répond : « La Convention ne peut administrer, le Conseil exécutif n'a pas assez d'activité. II faut un corps intermédiaire qui soit une émanation de la représentation nationale et auquel elle déléguera une partie de ses pouvoirs. On vous fait peur de la corruption que ce comité pourra semer autour de lui. On vous parle de dilapidations possibles. Faut-il donc compter l'or quand il s'agît de sauver le corps politique? Épuisons le trésor national et sauvonsla liberté! »

Thuriot avaît enveloppé sa pensée de circonlocutions habiles; Marat se charge de déchirer les voiles et d'imprimer au nouveau comité son véritable caractère. « Vous marchandez au comité ses pouvoirs, mais, sachez-le, avec les moyens que vous lui donnez, il ne sera peut-être pas assez fort pour sauver la République. C'est par la violence que l'on doit établir la liberté. Le moment est venu d'organiser momentanément le despotisme de la liberté pour écraser le despotisme des rois. »

À ce brutal appel au droit de la force, Biroteau s'indigne : « Eh quoi! s'écrie-t-il, c'est par la violence

Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

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