‹ Histoire de la Terreur 17921794. T. septièmeChapitre 40 sur 246 · LIVRE XXXIV · texte numérisé non relu

LIVRE XXXIV

Peu de jours après avoir écrit cette lettre, Custine parlait pour se rendre à son nouveau poste, et laissait à Houchard la tâche difficile de sauver Mayence et de reprendre l'offensive.

sagement présumer que les Français ne pourront point, dans cette campagne, agir avec cette vigueur qui serait nécessaire pour résister au progrès des armées unies. Que reste-t-il des lors à faire aux généraux français, si ce' n'est de nous tromper par des négociations simulées et nous arracher, par des ajournements, les avantages que --nous offre leur faiblesse actuelle, pour attendre les renforts qu'on devra leur envoyer finalement? Il faut donc bien plutôt s'appliquer à attaquer les troupes ennemies, le plus souvent possible, et les déloger, au lieu de se laisser tromper par d'inutiles négociations et de se laisser nourrir de vaines espérances. Tant que les armées françaises seront encore en élat de tenir la campagne et n'auront pas été complètement dispersées par les nôtres , toutes négociations entamées pour amener la reddition amiable de leurs forteresses ne seront point couronnées d'un résultat favorable. Mais si on effectue la dispersion des armées ennemies, si on prend les mesures nécessaires, et si on dispose des moyens voulus pour pouvoir s'approcher des forteresses ennemies, alors il pourra être possible d'y trouver une résistance faible,' et, conséquemment, on pourra s'emparer d'elles facilement. Comme j'ai vu par un rapport du prince de Reuss, du i() de ce mois, que, pour appuyer vos opérations, vous avez besoin de renforts, j'ai immédiatement transmis au Conseil aulique supérieur de la guerre Tordre de vous envoyer les troupes qui étaient destinées à former dans le Tyrol une réserve pour l'Italie, et de vous en aviser pour que vous puissiez prendre les dispositions voulues pour leur emploi.

«Vienne, le 48 avril 1793,

" François. »

Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

HISTOIRE Dli LA TER REU H.

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