‹ Histoire de la Terreur 17921794. T. sixièmeChapitre 177 sur 246 · VI · texte numérisé non relu

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sion venant de l'intérieur. Le général insurgé devait donc nécessairement s'assurer de deux ou trois places fortes, qui seraient pour lui un point d'appui formidable en cas de revers, et qu'au besoin il remettrait momentanément entre les mains des Autrichiens, comme garantie de sa bonne foi. Ces places ne pouvaient être que Lille, Valenciennes et Condé.

Il avait confié le commandement de Lille au général Duval, celui de Valenciennes au général Ferrand, deux vieux colonels qui lui étaient redevables de leur avancement, et sur l'obéissance passive desquels il se croyait en droit de compter. Mais, surpris à l'improviste par l'arrivée de Camus et de ses collègues, il n'avait pas eu le temps de mettre ces deux officiers dans la confidence de ses desseins et de s'assurer de leur concours.

En s'établissant,- le 31 mars» aux bains de Saint- Amand, il pensait avoir encore quelques jours devant lui sans avoir besoin de se déclarer ouvertement; il comptait mettre à profit ces instants si précieux pour asseoir ses cantonnements, connaître exactement la position et la force de chacune de ses brigades et de ses divisions, préparer peu à peu l'esprit de ses troupes, leur faire accepter avec joie et enthousiasme les ordres qu'il se préparait à leur donner \

Habitués que nous sommes aujourd'hui au succès

1 .. Dumouriez avait employé la journée du M mars : 1° à faire expédier à tous les généraux et commandants de place l'ordre de dresser l'état des troupes placées sous leur commandement; 2« à rédiger un ordre du jour annonçant l'armistice qu'il avait conclu avec les Autrichiens. Dans cet ordre du jour il faisait connaître à l'armée l'arresta-

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