‹ Histoire de la Terreur 17921794. T. sixièmeChapitre 210 sur 246 · ET L'EXPÉDITION DE SAIÎ DAIGNE · texte numérisé non relu

ET L'EXPÉDITION DE SAIÎ DAIGNE

(Voir page 97.)

Dès les premiers mois de 1789, la ville de Marseille s'était placée à la tête du mouvement démocratique dons le Midi. Elle avait créé une garde nationale, dont la partie la plus remuante s'était donné une existence à part, avait pris le nom de phalange marseillaise, et était devenue, dès 1791, l'instrument docile des volontés de Barbaroux et de Rebecqui, les chefs du parti girondin dans les Bouches-du-RhÔne et les. départements voisins. Le commandant de cette espèce d'armée révolutionnaire s'appelait d'HilaireChanvert,- il avait été autrefois capitaine de cavalerie et était alors âgé de plus de soixante ans.

Comme celle qui fut plus tard instituée par la Convention, afin de porter le. système de la terreur autour de Paris, cette petite armée rayonnait autour de Marseille pour mettre au pas, suivant le langage du temps, les villes qui étaient accusées d'être peu favorables aux idées nouvelles. C'est ainsi que l'on vit successivement des détachements de la phalange marseillaise occuper les villes du Comtat-Venaissin, Carpentras et Cavaillon, y assurer le triomphe de la révolution avignonaise, se rendre à Aix pour y désarmer le régiment d'Ernst, puis, bravant les défenses des autorités civiles et militaires, marcher sur Arles et s'ouvrir à coups de canon les portes de cette ville.

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